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Une dégringolade
généralisée dans l’UE. La chute des prix des
jeunes bovins dans l’UE trouve plusieurs origines : la consommation
poussive et contrariée par des prix au détail élevés,
l’accroissement des disponibilités intérieures et
le recours accru aux viandes importées
La chute des cours des jeunes bovins se poursuit sans répit. Sur
les 4 dernières semaines les prix des jeunes bovins ont en perdu
10 à 13 centimes d’euro par kg de carcasse.
Des sorties en forte hausse
en France
Les abattages de jeunes bovins sont toujours abondants depuis le début
de l’année. Sur les 4 premiers mois de l’année,
ils ont totalisé 329000 têtes, soit 15% de plus qu’en
2006 et 11% de plus qu’en 2005. Sur le seul mois d’avril,
à 89000 tètes, ils ont dépassé de 20% leur
niveau de l’an passé.
Effondrement des exports
vers la Grèce
Après une hausse en janvier, les exportations de viandes fraîches
se sont essoufflées en février et en mars. Elles n’étaient
plus que 2% au-dessus de celles de l’an passé. Leur effondrement
vers la Grèce (-17% par rapport à 2006), notre principal
client, a été compense grâce au dynamisme des ventes
à l’Allemagne (+15% par rapport à 2006) et à
leur maintien au bon niveau de début 2006 vers l’Italie.
Poursuite de la chute des
prix en Italie
En Italie, selon AZOVE, le prix des jeunes bovins a poursuivi
sa dégringolade. C’est que la part des viandes importées
ne cesse de progresser dans les étals des GMS et en restauration
hors domicile. En janvier 2007, les importations italiennes ont encore
fait un bond de 20%, à 43000 téc. Ce sont les achats de
viandes brésiliennes, aussi bien fraîches que congelées
qui ont explosé. Sur les 4 premiers mois de 2007 ils atteignent
24300 téc, 37% au-dessus de 2006 et 9% au-dessus de 2005.
Les achats à la Pologne, qui avaient explosé en 2006, plafonnent
maintenant, à 11 000 téc au premier trimestre, un niveau
triple de celui de 2005. Et ceux à la France se sont maintenus
au niveau de l’an passé sur cette période.
| Femelles,
la faiblesse de l’offre limite la casse |
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Peu d’offre
mais plus d’import en France
Ce relatif maintien des prix s’explique par la faiblesse de l’offre.
Peu de vaches sont disponibles pour être abattues.
L’offre réduite et la large préférence
des GMS françaises pour la viande de vache permettent aux cours
des femelles de mieux se maintenir que ceux du jeune bovin. Cependant,
les prix restent bas sous la pression des viandes d’importation
et face à une consommation atone
La Pologne produit
plus et exporte
Avec son entrée dans l’Union européenne en mai 2004,
la Pologne a dû se soumettre aux règles communautaires, en
particulier aux règles sanitaires qui poussent è la restructuration
laitière. Ainsi, même si certains petits éleveurs
qui cessent de livrer leur lait gardent leurs vaches pour allaiter des
veaux, de nombreuses femelles sont réformées. Au cours des
deux premiers mois de l’année, 112000 femelles ont été
abattues, soit 19% de plus qu’en 2006.
Avec une production de jeunes bovins elle aussi en hausse, la production
de viande bovine polonaise a atteint 58000 téc, soit 24% de plus
qu’en 2006. Et comme les Polonais consomment plutôt moins
de viande bovine, trop chère, ce surplus est exporté.
Le prix de la vache polonaise profite donc des prix plus élevés
à l’Ouest. A 1,95 euros par kg de carcasse fin mai, il dépasse
de 5% son niveau de 2006.
Stabilisation
des cours
Le cours du veau français s’est stabilisé
depuis début avril è un niveau proche de 2004.
Cette stabilisation est imposée par les distributeurs dans un contexte
de consommation déprimée. La montée en flèche
des coûts d’alimentation, supérieurs de 50% è
ceux de mai 2006, réduit fortement la marge des producteurs malgré
la pression qu’ils exercent en parallèle sur les prix des
veaux de 8 jours.
En conséquence, la viande de veau néerlandaise se retrouve
notamment sur le marché français, atteignant 15000 tec sur
les 5 premiers mois (+ 8%).
Prix écrasés
Pâtissant des difficultés de la filière veau de boucherie,
les cours des veaux de 8 jours sont toujours très bas è
une période où ils sont traditionnellement élevés.
Le prix du veau Ho français de 45-50 kg est tombé è
160 euros en moyenne sur le mois de mai soit 31% sous les cours 2005.
Les prix bas sont de mise également chez nos voisins européens,
bien en deçà des cours des 4 dernières années
malgré une légère reprise en fin de
mois.
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