FEMELLES, la pénurie de vaches laitières dope les prix.

La baisse des abattages de vaches laitières est généralisée en Europe. Elle provoque une tension sur les cours excepté outre-manche où les perturbations liées à la fièvre aphteuse agitent encore le marché.
En France, la pénurie globale d’offre cet automne oriente les cours à la hausse. C’est le cas pour les vaches laitières rendues rares par les forts besoins en lait et pour les jeunes bovins dont les sorties sont en baisse suite aux abattages records de cet été. Face à ce manque de viande de vache, les importations sont en hausse et pourraient même se renforcer avec la baisse des disponibilités en jeunes bovins cet automne.

Consommation :
La consommation est restée dynamique au cours de l’été, alors qu’elle est habituellement en baisse. En septembre, les achats des ménages sont restés bien orientés et restent légèrement supérieurs (+2%) à l’an dernier. Ce dynamisme est principalement tiré par la viande hachée fraiche.

JEUNES BOVINS, de la surproduction à la rareté

le trop-plein français est écoulé ce qui permet aux prix de poursuivre leur remontée. La demande allemande profite à tous. Principale ombre au tableau, un marché italien morose.
Les cours des jeunes bovins ont accéléré leur remontée en octobre, tirés par la subite raréfaction de l’offre après des sorties très abondantes pendant l’été.

+20% d’animaux abattus au 3ème trimestre :
Ces abattages correspondent à une hausse de production alimentée par un cheptel allaitant en croissance et des exportations de broutards réduites fin 2006. Cette hausse s’explique également, pour une moindre part, par la baisse des exportations des jeunes bovins vivants (-10 000 têtes au premier semestre). Au niveau des exportations, la fièvre catarrhale du quart Nord-Est de la France à provoquée aussi l’abattage en France des jeunes bovins des zones réglementées.
Les exportations progressent toujours :
Le surplus d’abattage à permis d’alimenter une hausse des exportations. Avec une augmentation de 9%, les exportations de viande bovine du mois d’août se sont inscrites dans la tendance observée depuis le début de l’année. Ainsi sur 8 mois les ventes de viande fraîche ont progressé de : + 5% vers l’Italie, + 1% vers la Grèce et + 16% sur l’Allemagne.

MAIGRES, reprise des exportations vers l’Italie.

Conséquence des restrictions à l’exportation, le stock de maigre français a enflé dans les régions orientées vers le naissage.
La crise sanitaire provoquée par la fièvre catarrhale et notamment l’interdiction d’exporter les animaux à partir de la zone règlementée étendue au bassin allaitant, fait gonfler les stocks de maigres dans les exploitations françaises. Dans la zone règlementée, seules les ventes auprès des engraisseurs français et quelques expéditions vers l’Allemagne ont permis de commercialiser quelques animaux. Cependant et après plusieurs rebondissements, si la reprise des activités avec l’Italie est source de soulagement pour la filière, l’orientation du marché reste difficile à prévoir.
La demande italienne en animaux charolais s’annonce relativement forte dans les prochaines semaines, car les ateliers sont vides. Même si quelques éleveurs ont vendu du maïs grain, il semble que les silos soient pleins dans les grosses structures.

VEAUX DE BOUCHERIE, une disponibilité réduite.

La forte inquiétude des intégrateurs au printemps 2007 se traduit par un manque de disponibilité en veaux de boucherie cet automne.
Sur les 9 premiers mois de l’année, les abattages sont en retrait de 6% par rapport à 2006, dont un recul de – 14% sur le seul mois de septembre.

VEAUX DE 8 JOURS, la demande reste prudente.

Les cours des petits veaux entament timidement leur hausse saisonnière.
Cette légère hausse qui se retrouve par ailleurs sur la plupart de nos voisins européens, peut s’expliquer, outre l’effet saisonnier, par l’absence des veaux britanniques sur le marché.