Prévisions 2008: légére hausse de la production en France.

JEUNES BOVINS: plus nombreux.

Alors que le prix des céréales flambe et que la rentabilité de l’activité d’engraissement pose question, c’est bel et bien une nouvelle hausse de production que nous prévoyons pour les jeunes bovins en 2008. Le stock de broutards est là. Non seulement le troupeau allaitant a gagné près de 90000 vaches sur le dernier inventaire du SCEES, mais les problèmes de commercialisation liés à la fièvre catarrhale et le manque «d’appétit» des italiens ont fait reculer les exportations de broutards en 2007.
Compte tenu du coût élevé de l’alimentation, les carcasses devraient s’alléger.

FEMELLES: des abattages toujours faibles

Il est par ailleurs bien difficile d’apprécier l’évolution du cheptel laitier dans les exploitations touchées par la fièvre catarrhale et néanmoins préoccupées par la réalisation de leur quota.
Les abattages de femelles allaitantes devraient compenser la baisse des réformes laitières. Le troupeau allaitant démarre en effet l’année à + 2%. de son effectif.

VEAUX: le veau reprend quelques couleurs.

La filière veau de boucherie va d’à-coups en à-coups. Après la crise qu’elle a connue fin 2006 et début 2007, qui faisait elle-même suite à une période d’embellie due à la grippe aviaire et à la désaffection dont souffrait la volaille, la production s’est considérablement repliée en 2007. La conjoncture s’est ensuite inversée : le prix du veau gras s’est envolé et les prix des produits laitiers sont redescendus de leurs sommets. La rentabilité étant plus qu’assurée, les mises en place ont repris fin 2007 seulement.

Consommation: plus dynamique

La consommation française de viande bovine a été dopée par les fortes disponibilités. Le fléchissement des prix au détail pendant l’été a en outre renforcé la compétitivité de la viande bovine, les prix des autres viandes, porc mis à part, ayant plutôt subi des réajustements à la hausse.
La consommation estimée par bilan a progressé de 2% par rapport à 2006. Toutefois, la population française ayant progressé de 5% depuis 1999, la consommation par habitant a en fait baissé de 2% par rapport à son niveau d’avant crise.
Les achats sont tirés par ceux de la viande hachée fraîche qui ont augmenté de près de 6%.
Comme pour la plupart des produits alimentaires, la part des volumes de viande bovine consommés à domicile diminue au profit de celle des volumes écoulés dans le segment de la restauration.

TOUJOURS PLUS D’IMPORTATIONS : Les viandes irlandaises et italiennes gagnent du terrain.

La viande bovine irlandaise commence à faire sa place dans les linéaires des supermarchés. L’Irlande a ravi à l’Espagne sa place de troisième fournisseur de la France en 2006 et l’a largement consolidée en 2007. Elle a vendu plus de 57000 téc, enregistrant une progression de 14% en un an.
L’Italie est le quatrième fournisseur de la France, avec 48 000 téc de viandes bovines fraîches et congelées, soit 12% des achats français.

EXPORTATIONS, sont alimentées par les surplus de production.

Les exportations françaises de viande bovine et de bovins finis ont progressé de 5%. Les ventes vers la Grèce ont progressé de 3%. La Grèce demeure le premier client de la France avec 31% des ventes de viande bovine fraîche et congelée. Les ventes vers l’Italie ont-elles aussi augmenté de 3%. C’est vers l’Allemagne et vers le Portugal que les plus grandes progressions en volume ont été enregistrées.