FEMELLES, trop peu de vaches laitières.

Les vaches laitières se font rares sur le marché européen de l’abattage. Les prix sont donc au plus haut. Mais la consommation française semble fléchir sous l’augmentation des prix au détail.
Les vaches laitières ne se bousculent pas à l’entrée des abattoirs, elles sont retenues dans les élevages pour maximiser la collecte laitière. Résultat de cette réduction de l’offre, la cotation de la vache O a démarré l’année à un niveau record.

La consommation ne tire plus.
Les achats des ménages de viande bovine fraîche ont reculé de 5 % sur la première période de l’année d’après le panel TNS. L’augmentation significative des prix au détail + (4 %) qui étaient restés stables au deuxième semestre 2007, n’est pas étrangère à cette baise. Les achats de viande hachée fraîche qui tiraient le marché depuis quelques mois, ont chuté de 6 %. Les ménages semblent s’être repliés sur des produits moins coûteux comme la viande hachée surgelée qui a montré une progression de 29 % de ses ventes.

Prix en hausse en Allemagne.
Les éleveurs allemands gardent leurs vaches pour produire plus de lait et compenser les effets de la FCO.

Flambée des cours outre manche.
Au Royaume Uni,
l’augmentation des prix au détail ne fait pas peur au consommateur. Le pouvoir d’achat est là pour absorber l’inflation que subit le rayon viande.
En Irlande, les prix sont entraînés dans la hausse, d’autant plus fortement, que les disponibilités s’amenuisent.

JEUNES BOVINS, vers un équilibre europeen.

Alors qu’en France les abattages sont de nouveau en hausse et que la consommation fléchit, les prix restent stables depuis le début de l’année. L’explication réside toujours dans la rareté des vaches et dans la bonne tenue des marchés chez nos voisins européens
En France, malgré des abattages répartis à la hausse, les prix se maintiennent assez bien en ce début d’année.

Retour vers de hauts niveaux d’abattage.
Le mois de janvier a connu une augmentation des abattages de 6 % en têtes et de 4 % en tonnes par rapport au niveau déjà élevé de l’année dernière. Cela représente une hausse de 27 % en nombre ou en volume, par rapport à janvier 2006.
Alors que les jeunes bovins sont plus nombreux à la porte des abattoirs, ceux exportés vers nos voisins européens voient aussi leur nombre augmenter. Les exportations en vif ont enregistré une hausse de 4 % sur le mois de décembre 2007, à l’inverse du cumul annuel en baisse de 9 %. Ce renversement de tendance met deux points en évidence : la demande du marché italien et des autres marchés en vif, qui expliquent en partie le maintien des prix en ce début d’année.

Un marché Italien plus tendu.
En Italie, le prix des jeunes bovins se maintient aussi à un niveau élevé. La légère chute des cours (1 %) depuis un mois, pourrait s’expliquer par une augmentation ponctuelle de l’offre avant la mise en place des restrictions obligeant à importer des broutards français vacciné, les engraisseurs italiens auraient fait de la place pour remplir leurs ateliers.

MAIGRES, nouvelle perturbation du marché.

La décision italienne de n’importer que des animaux vaccinés à partir de mars fait craindre 2 à 3 mois de blocage des échanges et perturbe le marché.
L’annonce par les autorités sanitaires italiennes de la fermeture du marché transalpin à partir du 4 mars aux animaux non vaccinés de la zone réglementée FCO a secoué la filière française.

Incertitude sur le marché des mois à venir.
Pas de panique pour le mois de mars. Même si les échanges devraient être quasi nuls avec l’Italie étant donné les anticipations réalisées, la France, l’Espagne et l’Allemagne devraient pouvoir absorber l’offre. Pour la suite, l’incertitude demeure même si les mois d’avril et mai sont traditionnellement parmi les moins dynamiques en matière de commerce de broutards.

Les mises en engraissement en France sont difficiles à suivre d’autant qu’elles se feraient plutôt chez les naisseurs. Les engraisseurs qui ont des ateliers d’engraissement parallèlement à des vaches laitières ou à des grandes cultures ne se précipitent pas sur le maigre.

VEAUX DE BOUCHERIE, des disponibilités toujours faibles

Les prix sont en baisse mais restent à des niveaux inégales.
Les importations de viande de veau néerlandaise se renforcent afin de combler le manque de production française.
La consommation pâtit par conséquent de trop faibles disponibilités. Malgré une légère reprise par rapport à décembre, les achats des ménages sont en recul de 12,8 % sur janvier.

VEAUX DE 8 JOURS, pas d’amélioration des cours.

La demande très contenue empêche la hausse saisonnière des cours des petits veaux laitiers.
La demande des intégrateurs semble être restée prudente en janvier et elle est traditionnellement mesurée en février car les mises en places correspondent à des sorties pendant l’été, peu favorable à la consommation de veau de boucherie. Par ailleurs, étant donné les coûts d’engraissement des jeunes bovins, les veaux d’élevage sont eux aussi peu demandés.