| LE CHIFFRE
DU MOIS, -43% ou -58 000 tonnes d’importation d’Amérique
du Sud. |
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C’est la baisse
des exportations de viande bovine d’Amérique du Sud vers
l’Union Européenne sur les 5 premiers mois de l’année
2008.
Les exportations brésiliennes
ont chuté de 73% en ce début d’année suite
aux restrictions imposées par l’Union Européenne.
Les volumes argentins sont aussi en baisse -15% et la place n’a
été que partiellement prise par l’Uruguay qui a
pourtant doublé ses ventes.
| FEMELLES,
les prix français tirés par l’UE. |
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La pénurie de viande
de vache en Europe et la baisse des importations d’Amérique
du Sud font flamber les cours. Les cotations nationales se retrouvent
toutes dans un mouchoir de poche, les prix britanniques ayant même
dépassé les niveaux français.
En France, même si quelques vaches ont été réformées
à l’issue de la campagne laitière, la pénurie
se fait sentir sur le marché et les prix grimpent.
Moins de viande de vache mais plus d’importations.
Plus de génisses ont été engraissées en
France en raison des difficultés d’exportations d’animaux
maigres liées à la FCO. Les génisses, notamment
en Limousin, ont vraisemblablement été finies rapidement
afin de dégager le marché, d’où des poids
plus légers.
Les importations continuent de se développer afin de compléter
ces disponibilités restreintes. En avril, les viandes bovines
fraîches et congelées ont été importées
au niveau de +4% par rapport à 2007. L’Allemagne reste
notre premier fournisseur avec +1%. Les ventes de l’Italie ont
quant à elles fortement augmenté +16% sur les 4 premiers
mois de 2008.
La consommation française calculée par bilan a progressé
de 1% au mois d’avril selon le SCEES. Elle est en baisse de plus
de 2% sur le premier quadrimestre, ce qui reflète le recul des
disponibilités par rapport à l’an dernier.
| JEUNES
BOVINS, abattages nombreux mais déficit global de viande. |
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Que
ce soit au niveau européen ou au niveau français, les volumes
de viande disponibles sont en baisse. Dans ce contexte, les abattages
importants de jeunes bovins, amenés à se poursuivre au moins
jusqu’à la fin de l’année, trouvent leur place
sur le marché.
En France, alors que le nombre record de jeunes bovins pouvait
laisser imaginer un scénario identique à celui de l’année
dernière, les prix se maintiennent à des niveaux intermédiaires,
plus proches des cours élevés de 2006 que de ceux déprimés
en 2007.
Les hauts
niveaux d’abattages devraient se poursuivre.
Les abattages étaient en hausse de 4 % par rapport à l’année
dernière sur le mois de mai. En cumul depuis le début de
l’année, l’augmentation est de 8%. La hausse par rapport
à 2006 atteint 23%. Cette
hausse du nombre de jeunes bovins dans les abattoirs, s’accompagne
d’une baisse des poids moyens de carcasse, à 387kg de moyenne
sur le mois de mai.
Exportations
globalement stables, en hausse vers l’Italie.
L’Italie, en déficit d’abattages, achète de
plus en plus de jeunes bovins finis, et a représenté 88
% des animaux exportés sur le début de l’année
2008.
Cependant, l’augmentation des abattages de jeunes bovins s’accompagne
d’une stabilité des exportations de jeunes bovins gras. Signe
qu’une substitution importante doit avoir lieu dans la consommation
française entre la viande de jeunes bovins abondante et celle de
vaches plus rare, les exportations de viande ne sont qu’en légère
hausse: les départs de viande fraîche ont augmenté
de 3 % au mois d’avril, mais la hausse n’est que de 1 % en
cumul depuis janvier.
Manque
d’abattages en Italie.
En Italie, les volumes abattus sont toujours en baisse. C’est la
conséquence des divers épisodes de la crise liée
à la fièvre catarrhale, qui depuis plus d’un an et
demi a limité les importations de broutards, mais aussi de la frilosité
des engraisseurs italiens l’année dernière face au
contexte morose de la filière et à leurs coûts d’engraissement
élevés.
| MAIGRES, fin
de campagne au ralenti. |
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Les cours des
broutards destinés à l’exportation vers l’Italie
sont dopés par la faible disponibilité en sujets éligibles.
Cette «embellie» devrait se poursuivre jusqu’en septembre.
Sans surprise, les exportations ont été drastiquement réduites
en avril. Sur ce mois, 64% de moins qu’en 2007 de broutards et broutardes
ont été exportés. Les envois vers l’Italie
ont nettement reculé -84 %, alors qu’ils ont progressé
de 32% vers l’Espagne, notamment en femelles et qu’ils ont
triplé vers la Grèce surtout demandeuse de mâles lourds.
Le recul par rapport à 2007 est de presque 24% et même 27%
vers l’Italie.
| VEAUX DE BOUCHERIE,
la chute des cours se poursuit. |
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Faible
demande et fortes disponibilités néerlandaises font pression
sur le marché, et les cours continuent de chuter.
La production française a enregistré un nouveau
recul de 5% par rapport à 2007. Visiblement, la consommation était
toujours au plus bas et n’a pas assuré un niveau de demande
suffisant pour rattraper les retards de sortie accumulés.
En Juin, les importations en provenance des Pays Bas atteignaient quasiment
1000 tèc par semaine, soit un cumul mensuel supérieur de
17% au niveau déjà élevé de 2007.
| VEAUX DE 8
JOURS, embellie passagère. |
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Les mises
en engraissement un peu plus soutenues ont permis un sursaut des cours
au mois de juin.
Cette embellie risque toutefois d’être de courte
durée. On peut en effet s’attendre à un nouveau déséquilibre
offre demande dans les semaines à venir en raison d’une part
de la prudence des mises en engraissement pour la période des fêtes
de fin d’année et d’autre part de l’accroissement
des disponibilités en petits veaux à mesure que démarre
la période des vêlages.
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