| JEUNES
BOVINS : prix boostés
par le marché turc |
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L’ouverture
du marché turc a créé un véritable appel
d’air sur le marché européen. Les prix des jeunes
bovins enregistrent de fortes hausses.
Les cotations des jeunes bovins U, R et O
ont gagné 9 centimes en quatre semaines pour se situer fin novembre
5% au-dessus de leur niveau 2009, à respectivement 3,59, 3,33
et 2,91 €/kg de carcasse. Comme partout en Europe, les prix français
sont tirés à la hausse par l’ouverture du marché
turc : la forte demande sur les animaux laitiers tirant les pris des
autres catégories.
Des exportations françaises redevenues dynamiques
En septembre, le dynamisme des ventes de jeunes bovins vivants vers
le Liban s’est confirmé : 6.100 têtes ont été
expédiées. La baisse de l’euro face au dollar et
au real brésilien et la hausse du prix de la viande au Brésil
ont en effet rendu le taurillon français compétitif par
rapport au brésilien qui avait pris sa place avec l’arrêt
des restitutions à l’exportation sur les animaux vivants
non reproducteurs. Sur les neuf premiers mois de l’année,
ce sont ainsi 31.100 jeunes bovins qui ont pris le bateau vers le pays
du Cèdre, cinq fois plus que l’an dernier, et davantage
que vers l’Italie (28.700 têtes), jusqu’alors notre
premier client pour ces animaux prêts à abattre.
Le marché italien s’anime
En Italie, la demande est restée contenue en novembre, équilibrée
toutefois avec une offre modérée. La cotation du jeune
bovin charolais de 670 à 720 kg à Modène a gagné
9 centimes en un mois pour atteindre 2,31 €/kg vif fin novembre,
un niveau supérieur de 2% à celui de l’an dernier.
Les perspectives de ventes vers la Turquie dopent le marché des
jeunes bovins laitiers. La cotation du taurillon pie-noir de première
catégorie a bondi de 18 centimes en un mois pour atteindre 1,53
€/kg vif, dépassant de 22% son cours de 2009.
L’Allemagne a été le premier état membre
à voir sa viande bovine autorisée sur le marché
turc. Les cours se sont littéralement envolés outre-Rhin.
En quatre semaines, la cotation nationale du jeune bovin R3 a gagné
28 centimes pour atteindre le record de 3,47 €/kg de carcasse fin
novembre, 14% de mieux qu’en 2009. Les cotations allemandes dépassent
donc à présent largement les françaises.
| FEMELLES,
des prix bien orientés en Europe |
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Les abattages sont toujours importants
en France. Mais la consommation montre des signaux de reprise, et les
disponibilités en vaches laitières sont limitées.
En octobre, le rythme des abattages de vaches a poursuivi sur sa lancée,
avec une augmentation à la fois du nombre de têtes abattues
et du poids moyen des carcasses, en raison des fortes disponibilités
sur le cheptel allaitant. Le volume abattu a ainsi augmenté de
3% par rapport au mois d’octobre 2009. En cumul sur les dix premiers
mois de l’année, les abattages de vaches sont toujours
en progression de 1% par rapport à 2009. Ceux de génisses
sont retombés à leur niveau de l’an passé,
après un rythme élevé cet été. Après
les disponibilités importantes liées aux difficultés
d’exportation en 2008, le manque de génisses de moins de
30 mois au sein du troupeau allaitant incite sans doute les éleveurs
à garder maintenant les génisses disponibles.
Les cours soutenus par le manque de vaches laitières
Malgré ces disponibilités importantes, la baisse saisonnière
des cours est limitée. La cotation de la vache O est restée
stable, perdant juste 1 centime sur le mois de novembre, à 2,74
€/kg soit 12% de mieux que son niveau de 2008 et 2009. Les réformes
de vaches allaitantes sont abondantes, mais les cotations sont restées
fermes.
Les importations de viandes fraîches et congelées ont reculé
de 3% au mois de septembre 2010 par rapport à 2009. Cette diminution
porte surtout sur la viande congelée, dont les volumes importés
ont baissé de 10%, malgré une hausse des envois de l’Irlande.
L’Allemagne est le seul fournisseur de viande fraîche qui
a augmenté ses envois en septembre, face au manque de réformes
laitières en France.
Le marché allemand s’allège avec
des disponibilités restreintes. Les abattages ont diminué
de 6% en septembre. Fin novembre, la cotation de la vache O était
de 2,26 €/kg, soit 8% de plus qu’en 2009 et inférieure
de 1% seulement à son bon niveau de 2008.
Au Royaume-Uni, les abattages des vaches du mois d’octobre
2010 sont en augmentation de 14% par rapport à octobre 2009,
et ceux de bœufs de 4%. Les abattages de génisses sont stables
par rapport à octobre 2009. Ce sont les exportations de viandes
fraîches et congelées qui dynamise le marché, favorisé
par une livre faible. Elles ont explosé, gagnant 24% sur les
neuf premiers mois de l’année pour atteindre 74 000 tonnes
de produits.
En Irlande, les disponibilités en animaux jeunes
restent importantes. Les abattages de bœufs et de génisses
ont augmenté de 5% en octobre 2010 par rapport à 2009,
mais la tendance semble se ralentir.
| MAIGRES,
un marché laborieux |
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Les exportations
de gros bovins maigres ont progressé de 2% en septembre pour
atteindre près de 104.500 têtes. Les envois de mâles
de plus de 300 kg ont reculé de 1%, tandis que les autres catégories
étaient orientées à la hausse (+8% pour les animaux
légers et +5% pour les femelles de plus de 300 kg). Depuis le
début de l’année, les exportations sont en progression
de 2%, tirées par les légers et les femelles, les expéditions
de mâles plus lourds étant quasi stables. Le marché
est donc difficile et les cours sont à la baisse.
La vaccination contre la FCO devient facultative
Après avoir été à la charge des éleveurs
depuis juillet, tout en gardant son caractère obligatoire, la
vaccination contre la FCO est facultative depuis le 2 novembre, sauf
pour les animaux destinés à être exportés.
Dans ce dernier cas, l’intervention d’un vétérinaire
reste obligatoire. Un risque de confusion peut apparaître chez
un certain nombre de propriétaires qui pourraient se dispenser
de vacciner quelle que soit la destination de leurs animaux.
| VEAUX DE BOUCHERIE,
hausse des abattages et des cours |
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La bonne tenue de
la consommation a prolongé en novembre la hausse des cours entamée
mi-août.
Au Festival du veau était programmé début octobre.
Objectifs atteints : la consommation des ménages est en hausse
de 5% comparée à l’année dernière. Les
prix au détail en baisse (-3%) ont aussi dû faciliter le
marché. Les abattages ont suivi le rythme de la consommation :
ils ont progressé de 4% en têtes et de près de 6%
en volume sur le mois d’octobre.
Au Pays-Bas, la production progresse toujours avec une hausse du nombre
de veaux abattus depuis janvier de 7%. Comme les poids carcasse sont aussi
plus élevés, la progression du volume produit atteint 9%.
Le cours du veau de boucherie repart à la hausse et gagne 10 centimes
à 4,75 €/kg de carcasse, 4% au-dessus de son cours de 2009.
En Italie, les cours restent stables, à 6,74 €/kg de carcasse,
également 4% au-dessus de leur niveau 2009.
| VEAUX DE 8
JOURS, des cours toujours bas |
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Les cours
des petits veaux ont progressé comme chaque année à
partir de novembre mais restent toujours très bas. La cotation
nationale du veau laitier mâle de 45-50 kg a progressé de
8 euros sur la première quinzaine du mois avant de se stabiliser
aux alentours de 86 euros par tête. Ce cours est inférieur
de 11% à celui de l’année dernière.
On observe des chiffres de naissances toujours inférieurs à
ceux de l’année dernière : 7.000 naissances en moins,
soit un repli de 2%. Fin décembre, avec le versement des aides,
les éleveurs décideront de l’arrêt ou la poursuite
de la production.
| LE CHIFFRE
DU MOIS: +4,1% |
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C’est,
en chiffre d’affaires, la progression de la viande de bœuf
dans la grande distribution française depuis le début de
l’été 2010 selon le panel Kantar pour Interbev.
Les volumes grimpent de 2,5% malgré un prix moyen plus élevé
de 1,6% d’une année sur l’autre sur les cinq dernières
périodes. L’envolée du steak haché compense
l’érosion du piécé, expliquant la flambée
des avants de vaches sur la marché de gros Rungis.
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