JEUNES BOVINS, la demande de pays tiers tire le marché

Le déclin de l’offre européenne se poursuit. Les exportations toujours très dynamiques vers les pays tiers maintiennent les prix européens à des niveaux élevés.
Soutenus par une demande dynamique à l’export, les cours des jeunes bovins restent à de très bons niveaux. Cependant, ils n’ont gagné que 2 centimes pour la conformation U, 1 centime pour le R et ont perdu 1 centime pour le jeune bovin O en 4 semaines. Affichant fin novembre 3,33 €/kg carcasse pour le JB O, 3,79 €/kg carcasse pour le R et 4,01 €/kg carcasse pour le U, les cotations sont en hausse respective de 14%, 14% et 12% par rapport à leur niveau de 2010.

FEMELLES, portées par la pénurie de mâles

Malgré des abattages intenses de vaches en Europe, les prix des femelles restent soutenus par ceux des mâles. La baisse saisonnière des cours s’en trouve fortement ralentie.
Après une amorce de baisse saisonnière, les cours des vaches françaises se sont stabilisés fin novembre. La cotation de la vache O, à 3,02 €/kg de carcasses en toute fin de mois, dépassait de 11% son niveau de l’an dernier et de 24% celui de 2009. Celle de la vache R, à 3,50 €/kg, enregistrait des hausses de 7% et 14% par rapport aux années précédentes.

MAIGRES, baisse des cours limitées

L’ouverture du marché turc aux jeunes bovins bénéficie au maigre dont les cours ne connaissent pas de baisse saisonnière marquée.
Avec 107.000 animaux maigres en septembre, les exportations françaises ont été équivalentes à celles de l’année dernière. Les expéditions d’animaux de 160-300 kg ont continué sur leur lancée et ont affiché une progression de 13%, avec une hausse de 44% vers l’Espagne. Les envois de femelles de plus de 300 kg enregistrent une hausse de 5% tandis que ceux de mâles de plus de 300 kg reculent de 7%. Cette diminution des exportations de mâles s’explique par le temps clément du mois de septembre et la repousse de l’herbe qui ont incité les éleveurs du bassin allaitant à retarder la décharge des herbages.
Sur les 9 premiers mois de l’année, la hausse des exportations s’établit à 9% par rapport à 2010, tirée par la catégorie des 160-300 kg (+22%).L’Italie est le premier importateur de cette catégorie d’animaux (151.000 têtes) devant l’Europe (122.000 têtes). Au total, les exportations vers l’Italie progressent de 4%, même si les envois de mâles de plus de 300 kg reculent de 1%.

VEAUX DE BOUCHERIE, nouvelle baisse des abattages

La consommation et les abattages sont de nouveau en baisse en octobre, après in mois de septembre morose.
Les abattages du mois d’octobre ont de nouveau affiché une baisse comparés à l’année dernière. Le recul des abattages de 6% en têtes n’a été que partiellement compensé par une stabilité des poids de carcasse, permettant de limiter la baisse à 3,5% en volume. Suite à modification des données par le service statistique du Ministère de l’Agriculture, les abattages de veaux de boucherie sur les 10 premiers mois de l’année affichent une baisse plus accentuée que celle annoncée précédemment: -2% en volume. En outre, le solde du commerce extérieur des veaux de boucherie vivants ne cesse de se réduire année après année, essentiellement à cause d’une hausse des importations de veaux, diminuant d’autant la production française. L’excédent était de près de 15.000 animaux sur les 9 premiers mois en 2008 ; il n’est plus que de 2 000 animaux sur la même période en 2011.

VEAUX DE 8 JOURS, début de hausse saisonnière des cours

La cotation des veaux laitiers a été reconduite à des niveaux proches de ceux de l’année dernière.
En septembre a eu lieu le pic des naissances de veaux laitiers. Le nombre de veaux mâles nés viables, 363.000, est quasiment identique à l’année dernière. Les mises en place par les opérateurs pour des sorties prévues en mars 2012 seraient en hausse, mais cette demande a facilement été satisfaite par l’offre nationale. La cotation du veau laitier de 45-50 kg est restée stable au cours du mois d’octobre à 78 €/tête, un niveau à peine 1% supérieur à celui de 2010. Le cours du petit veau croisé lourd est en hausse saisonnière, accentué par des naissances en baisse de 4% en septembre. Sa cotation gagne 6 euros sur le mois pour terminer à 327 €/têtes, 6% de plus que l’année dernière.