| JEUNES
BOVINS, le manque d’offre
booste les prix |
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La faiblesse de l’offre européenne
et le dynamisme de la demande des pays tiers tirent les prix à
la hausse.
Dopés par la demande turque et par réduction de l’offre
dans l’Hexagone, les cours des jeunes bovins français ont
terminé l’année à des niveaux qui dépassent
de 10 à 15% leurs précédents records de d’avril
2006, en pleine crise de grippe aviaire. La cotation du jeun bovin U
a encore gagné 7 centimes sur le mois de décembre à
4,09 €/kg de carcasse, 12% au-dessus de son niveau de 2010. A 3,86
€/kg, le JB R enregistre une hausse similaire, tout comme le JB
O, à 3,42 €/kg.
| FEMELLES,
des cours toujours record |
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Tirés par les prix des mâles
aux plus hauts, les cours de femelles se maintiennent à de très
hauts nivaux malgré une offre européenne de vaches toujours
abondante.
Le cours des vaches O affichait toujours des nivaux élevés
fin décembre après avoir cédé quelques centimes
courant du mois. A 3,05 €/kg, dépassait de 15% son niveau
de 2010. Après avoir perdu 2 centimes mi-novembre, le cours de
la vache R plafonne depuis lors à 3,50 €/kg, dépassant
de 7% le niveau de 2010. Le différentiel de prix entre les conformations
R et O s’était renforcé depuis son plus bas de septembre,
atteignant 0,48 €/kg en fin de mois, traduisant une proposition
croissante de vaches allaitantes sur le marché.
| MAIGRES,
pas de baisse saisonnière |
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Les exportations
de maigres vers les pays tiers contribuent à stabiliser les cours
au-dessus des niveaux prévalant depuis quatre ans.
Après avoir marqué le pas en septembre, les exportations
françaises d’animaux maigres ont progressé de 7%
en octobre, avec près de 105.000 animaux expédiés.
Comme c’est le cas depuis plusieurs mois, les envois d’animaux
de 160-300 kg tirent les exportations. Avec une augmentation de 12%,
les expéditions d’animaux légers dépassent
de loin les progressions des autres catégories: +2% pour les
femelles de plus de 300 kg et à peine 1% pour les mâles
de plus de 300 kg. Les pays tiers ont importé plus de 3.000 broutards
français en octobre, une multiplication par quatre d’une
année sur l’autre. Sur les 10 premiers mois de 2011, les
envois vers les pays tiers ont totalisé 22.000 animaux contre
7.500 sur la même période en 2010. Bien qu’elles
ne représentent que 2% des exportations sur les 10 premiers mois,
ces ventes vers les pays tiers comptent pour 20% dans la hausse des
exportations françaises. Au sein de l’Union européenne,
l’Espagne est le pays dont les importations en provenance de la
France progressent plus rapidement (+20%/2010).
Les exportations irlandaises de broutards ont fortement diminué
en 2011. Le recul est de 35% sur l’année avec 75.500 animaux
expédiés. L’Italie reste le premier client de l’Irlande
avec près de 48 000 animaux exportés, mais ce chiffre
est inférieur de 20% à celui de 2010. Les envois à
destination de l’Espagne se sont effondrés avec seulement
5.000 animaux, soit 80% de moins qu’en 2010. Le prix élevé
des broutards irlandais, en moyenne 25% au-dessus des prix de 2010,
a sûrement refroidi les acheteurs espagnols.
| VEAUX DE BOUCHERIE,
une fin d’année morose |
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La production française
de novembre a suivi la tendance baissière de l’automne.
Pour le quatrième mois consécutif, les abattages de veaux
de boucherie ont été en recul en novembre. Avec 120 000
têtes abattues, le repli a été de 3% d’une année
sur l’autre. Il n’est que de 2,5% en volume avec 16 200 téc,
les poids carcasse étant un peu plus élevés qu’en
2010 (+1%). Sur les 11 premiers mois de l’année, la baisse
s’établit à 2% en têtes comme en volume. Les
achats des ménages ont également affiché un recul
en novembre (-4%) d’après le panel Kantar. Il s’agit
du troisième mois consécutif de baisse des achats des ménages,
qui semble surtout toucher les achats en boucherie et les produits non
élaborés. Les importations de viande néerlandaise
font également les frais de cette désaffection des consommateurs
pour la viande de veau. Après un repli de 19% en novembre, elles
ont affiché une baisse de 16%, d’après l’indicateur
PVE. Sur l’année, la France a importé 5% de viande
de veau de moins qu’en 2010.
Les abattages de décembre ont semble-t-il été en
légère hausse comparés à 2010. La cotation
du veau rosé clair O est restée stable à 6,06 €/kg
carcasse, 6% au-dessus de son niveau de 2010 et 14% supérieure
à celle de 2009. Le début de l’année devrait
être un peu plus encourageant avec des abattages plus élevés
qu’en janvier 2011 (ils avaient alors été en fort
recul).
| VEAUX DE 8
JOURS, une offre qui satisfait la demande |
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Face
à une demande limitée, la réduction des naissances
de veaux laitiers a soutenu la hausse saisonnière des cours.
Entamé depuis octobre, le reflux saisonnier des naissances laitières
a mécaniquement réduit l’offre de petits veaux, permettant
une remontée des cours. Face à une demande limitée
des opérateurs, le faible nombre de veaux laitiers nés viables
en novembre (-5%, soit -16.000 animaux par rapport à 2010) a aidé
à maintenir les cours. La cotation du veau laitier de 45-50 kg
a ainsi gagné 13 € entre la fin du mois de novembre et le
début du mois de décembre avant de se stabiliser à
95 €/tête. Ce niveau est supérieur de 2% à celui
de 2010 et inférieur de 2% à celui de 2009.
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