| Steak haché,
maîtrise de la
contamination |
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C’est grâce
à une traçabilité sans faille et une transparence
dans la communication que l’incident sanitaire survenu sur un lot
de steaks hachés fin octobre 2005 a été parfaitement
maîtrisé. Mais il semble encore important d’améliorer
les process en aval pour éviter toute contamination.
La dépouille et l’éviscération demeurent les
deux opérations les plus délicates. La première est
corrélée à la propreté des animaux présentés
à l’abattage. Ainsi, il va être mis en place une grille
de notation de la propreté dans les trois premiers mois 2006, induisant
un traitement particulier pour les animaux sales. Certaines entreprises,
par mesure de précaution, prévoiraient même de sélectionner
les avants destinés à la fabrication de steak haché
en fonction de la notation de propreté des animaux dont ils sont
issus.
| Jeunes
bovins, envolée des cours |
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Depuis début
octobre, en France, le prix des jeunes bovins connaît une ascension
très importante. En 5 semaines le prix du jeune bovin R a gagné
0,17€ passant ainsi à 3,12 €/kg de carcasse début
décembre. Les prix se situent alors 8% au dessus de son niveau
de l’an passé. Le jeune bovin O a aussi vu son prix grimper
de 0,14 € en 5 semaines pour atteindre 2,79 €/kg en décembre.
Il se situe alors à 4% au dessus de son niveau de 2004.
En Italie l’évolution est similaire. Le prix du jeune bovin
charolais et croisé ente 650-720 kg a explosé. Depuis la
mi-octobre, il a gagné 0,29 € atteignant ainsi 2,3 €/kg
vif début décembre, soit 22 % de plus qu’en 2004.
Cette évolution s’explique par le niveau relativement bas
des disponibilités dans un contexte de reprise de la consommation
de viande bovine et de réduction des importations en provenance
du Brésil pour cause de fièvre aphteuse.
La hausse des cours en Allemagne connaît un rythme moins soutenu.
La timidité de la hausse est à mettre en relation avec le
niveau élevé des abattages.
| Mission
interministérielle équarissage, le 14 décembre |
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L’appel d’offres relatif au SPE dans son nouveau périmètre
limité aux ATM (animaux trouvés morts en exploitation agricole)
et au service d’intérêt général (cadavres
sur la voie publique) est publié depuis le 29 novembre. Les entreprises
d’équarrissage disposent d’un délai de 52 jours
pour déposer leur offre. Dans le domaine des déchets d’abattoirs,
si les fédérations estiment les résultats «
globalement positifs », les réductions de charges réelles
sont loin de celles escomptées par la libéralisation. Ceci
malgré les avancées « au pas de charge » de
la DGAL pour aligner le dispositif français sur la norme communautaire
qui permettent la valorisation de produits dont la destination antérieure
était la destruction. Quant aux équarrisseurs, ils critiquent
toute disposition allégeant la facture globale : le nouveau dispositif
qui sera applicable aux bouchers détaillants, la valorisation en
fertilisant des stocks de farines qui coûtent 45 millions d’euros
de frais de stockage par an. La répartition de la taxe (84 millions
d’euros) entre filières n’a été qu’effleurée,
la mission interministérielle estimant toutefois qu’elle
pourrait être revue et alignée sur un taux unique prenant
en compte d’une part la charge du SPE au nominateur et d’autre
part la valeur de la production au dénominateur. Enfin, aucun débat
n’a été engagé sur la participation des éleveurs
dans la mesure où il est jugé prématuré au
regard du lancement de l’appel d’offres.
Pour ce groupe de travail, la mission interministérielle achève
son mandat au 31 décembre prochain. A compter du 1er janvier 2006,
c’est l’Office de l’élevage qui aura en charge
le dossier.
| Conseil
mixte veau de boucheries, le 13 décembre |
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Le Conseil, a établi
un premier bilan de l’année 2005 qui a été
particulièrement difficile pour le secteur du veau. Après
de nombreux mois déficitaires, la rentabilité de la production
est à nouveau bénéficiaire sur le mois de décembre
pour les entreprises. Les fortes rentrées actuelles de veaux nourrissons
laissent cependant présager des difficultés pour 2006. Ces
déséquilibres et pertes de rentabilité sont essentiellement
dus à des excédents de viande, liés à l’augmentation
des poids moyen, passant de 128 kg (2004) à 133 kg, qui semble
être la moyenne de 2005. Outre les déséquilibres engendrés,
il existe également un risque de dénaturation du produit
si les entreprises continuent dans ce sens.
Du côté des éleveurs intégrés, l’année
2005 aura été très pénible avec des revenus
à la place en très nette baisse (allongement des vides sanitaires
et des durées d’engraissement sans aucune compensation).
| Grille
de classement des gros bovins, JO du 15 décembre |
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L’arrêté
du 18 novembre 2005, paru au Journal Officiel du 15 décembre, instaure
l’obligation pour tous les abattoirs, de classer les carcasses de
gros bovins au tiers de classe. Ces nouvelles dispositions seront applicables
dans un délai de six mois, soit à partir du 15 juin 2006.
Cet arrêté constitue une nouvelle avancée vers la
transparence des transactions.
| Conclusion
de la conférence OMC de Hong Kong, le 19 décembre |
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Après une semaine de négociation,
les 149 délégations ont adopté le texte de conclusions
de M. Lamy. Ce document se réfère aux objectifs fixés
par l’ensemble des pays lors du lancement du cycle de négociations
à Doha fin 2001, et lors de l’accord de Genève d’août
2004. Ces objectifs visent une libéralisation générale
des échanges agricoles, industriels et de services, et des mesures
spécifiques en faveur des pays en développement.
Concernant le volet agricole, qui a focalisé l’essentiel
des débats, et rassemble les évolutions les plus concrètes,
il faut noter que ce texte :
- entérine la disparition des restitutions en 2 étapes,
vers 2010 puis fin 2013. Il appartiendra à l’UE de choisir
quels produits ou quelle part des restitutions de chaque produit disparaîtra
en première étape. L’enjeu en viande bovine réside
sur une référence historique de 821.000 tonnes par an, et
une utilisation actuelle d’environ 350.000 tonnes (2004), comparé
à un volume d’import d’environ 500.000 tonnes.
- acte une négociation « par segment » (export à
Hong Kong, droits de douane début 2006) défavorable pour
l’équilibre des concessions. La viande bovine a notamment
beaucoup à perdre dans ce second volet « droit de douane
». Le marchandage sera alors entre agriculture et industrie/services.
- sur le soutien interne, ne permet pas à ce stade de dire si la
PAC sera préservée. La Commission s’est toutefois
engagée à « ne pas payer 2 fois » et à
n’accepter que les baisses autorisées par les réformes
de la PAC successives (1992, 1999, 2003) en raison de la baisse ou disparition
des prix d’intervention, et du découplage partiel des aides,…
Ce texte est qualifié de « document d’étape
». De fait, de nombreux points essentiels restent à préciser
dans leurs modalités.
Indépendamment des discussions de Hong Kong, c’est déjà
la proposition Mandelson du 28 octobre dernier qui est particulièrement
alarmante sur le volet de l’accès au marché. Les baisses
de droits proposées sur un plan général (de –50
et -60% pour les droits les plus élevés, comme ceux de la
viande bovine), et d’un niveau moindre mais restant élevé
dans le cas d’un classement en produit sensible, conduiraient à
une hausse considérable des importations : la Commission a elle-même
évalué cette hausse à + 800.000 tonnes par an. Les
autres partenaires de la négociation demandent des baisses de droit
plus importantes encore pouvant aller jusqu’à -90%.
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