Rencontres sur l’OMC

• Bruxelles le 4 avril
Les professionnels de la filière ont rencontré des représentants de la Commission le 4 avril : DG Agri, Cabinet de la Commissaire Fischer-Boel, DG Commerce. Cette rencontre avait pour objectif d’alerter les services de la Commission des conséquences des négociations sur notre secteur. Ce point n’est d’ailleurs pas contesté à Bruxelles, mais « mis en balance » avec les intérêts pour l’Europe d’ouvrir les marchés Industrie et Services. A cette date, l’OMC recherche toujours un « compromis de base » d’ici au 30 avril. La Commission admet que l’Europe est « à la limite de son mandat » et qu’une nouvelle concession de l’UE, telle que demandée par l’OMC, exigerait un débat en Conseil des Ministres de l’UE.
Si la viande bovine est bien considérée comme « secteur sensible », la question « comment la protéger et conserver une régulation des imports ? » demeure. En effet, la négociation sur les modalités liées aux « produits sensibles » (moindre baisse des droits) et la « clause de sauvegarde spéciale » (droits de douane additionnels en cas de crise) sont loin d’être clarifiées.

• Les négociations se poursuivront au-delà du 30 avril
L’objectif fixé de parvenir à un accord sur les négociations OMC (baisse des droits de douane agricoles et industrie/service, soutien interne, et formalisation de la « réduction parallèle » des aides export) avant le 30 avril ne sera pas atteint.
Pascal Lamy, directeur général de l’OMC a indiqué le 24 avril que cette échéance ne serait pas respectée, les positions étant trop éloignées sur l’ensemble des sujets en discussion. Il a toutefois appelé à un maintien de « négociations intensives » lors des prochaines semaines, avant de pouvoir formaliser les modalités avant l’été et entériner un accord avant la fin d’année.
Ce report n’est en fait qu’une demie-surprise, bien que l’on redoutait un « forcing » de l’OMC auprès de l’UE, des USA et du Brésil pour une base de compromis à trois.
Sur le fond, ce report n’enlève rien aux craintes des éleveurs de viande bovine quant aux risques majeurs d’un accord pour l’avenir du secteur. Il est par ailleurs souligné le « mauvais calcul économique » de l’Europe qui dans ce projet d’accord brade à coup sûr ses filières agroalimentaires et l’intérêt des consommateurs, sans réellement pouvoir espérer un bénéfice dans d’autres domaines.


Futurs CPER, Office de l’Elevage, le 6 avril

L’Office a fait part de ses propositions d’orientation pour le prochain CPER 2007-2013, dans le cadre d’un budget en forte baisse et avec la demande des pouvoirs publics de « cibler des projets et investissements structurants ». Pour mémoire, le précédent plan attribuait 8,8 millions d’euros par an en moyenne au secteur bovin viande. Les quatre axes proposés sont :
- l’amélioration de la compétitivité des élevages, en poursuivant l’appui aux investissements en élevage, l’appui technique aux éleveurs avec projet d’investissement, et les réseaux de référence,
- l’amélioration des bonnes pratiques d’élevage,
- la segmentation des marchés, avec l’appui à la mise en place de filières de produits identifiés,
- l’organisation et la productivité du travail en élevage, par l’appui à des diagnostics et conseils.
Si le bien le bien-fondé de ces orientations a été noté par les professionnels, ils regrettent et contestent la réduction annoncée des crédits, alors que le contexte sera nécessairement à devoir investir sur les exploitations, améliorer la compétitivité et à favoriser la structuration des filières.
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Notation de la propreté des bovins

Une plaquette d’information sur la « notation de la propreté des bovins » a été validée. Elle est actuellement en cours de diffusion à l’ensemble de la filière, pour être remises aux éleveurs.
Cette plaquette rappelle les nouvelles obligations sur la propreté des bovins depuis l’application du Paquet Hygiène spécifiant que des mesures pourraient être prises dans les abattoirs sur les animaux jugés trop sales.
Elle constitue un outil pour que les éleveurs évaluent au sein de leur exploitation la propreté de leurs animaux selon 4 classes.


Veaux de Boucherie

Conjoncture : elle se caractérise par une augmentation constante du prix des veaux de 8 jours, une consommation dynamique et surtout une diminution de l’aide à la dénaturation ramenée de 30 à 20€/100kg de lait écrémé en poudre. La Section a enfin fait le constat d'une augmentation des vides sanitaires dans la plupart des régions.