Viandes bovines

Les restrictions d’exportation des viandes argentines et brésiliennes maintiennent l’anticyclone sur le marché de la viande bovine dans l’Union européenne, même si les effets de la crise aviaire s’estompent.

Femelles :
En France, les prix des vaches sont toujours très élevés. Le prix de la vache R a encore gagné en avril 0,03 euro, passant en fin de mois à 3,42 euros par kg de carcasse, 7% au-dessus de l’an passé et 16% au-dessus de 2004. Même progression pour la vache O, qui, à 2,81 euros par kg de carcasse fin avril, dépasse de 1% son niveau de l’an dernier et de 18% celui de 2004.

Jeunes bovins, les prix quittent leur sommet :
Après avoir atteint des niveaux records dans toute l’UE, les prix des jeunes bovins ont entamé une baisse saisonnière mais ils restent à des niveaux très élevés.
En France, le prix du jeune bovin R s’est effrité, de 0,07 euro en avril. Mais à 3,44 euros par kg de carcasse enfin de mois, il se situe 12% au-dessus de 2005 et 3O% au-dessus de 2004.
Le prix du jeune bovin O a davantage accusé la baisse, perdant 0,11 euro sur le mois. A 2,86 euros par kg de carcasse, il reste néanmoins 3% au-dessus de 2005 et 21% au-dessus de 2004.
Après avoir fortement baissé en janvier, les abattages ont repris leur allure normale on mars. A 75000 têtes, ils sont 2% au-dessus de leur niveau de 2005. La progression des abattages est alimentée notamment par le recul des exportations d’animaux vivants. En effet même si les ventes sur l’Italie ont progressé, elles sont loin de compenser l’effondrement des ventes sur le Liban. Au total, en février et mars, la production de jeunes bovins a légèrement fléchi, passant 1% au-dessous de celle de l’an passé.

Veaux de boucherie, fermeté des cours.
Les abattages dynamiques au mois de mars (6% supérieurs à mars 2005) n’ont pas affecté les cours, la demande étant toujours au rendez-vous. Ainsi, le prix du veau de boucherie a plafonné à des niveaux jamais atteints. Fin avril, le veau R2, à 6,63 euros/kg de carcasse, valait 30% de plus qu’en 2005 et 7% de plus qu’en 2004.
Sur l’ensemble du premier trimestre, 451 000 veaux ont été abattus, soit 2 000 têtes de plus que l’an dernier. Mais les poids des carcasses ayant retrouvé un niveau plus modéré, 130,2 kg en moyenne contre 132,1 kg en 2005, les tonnages obtenus (58 800 téc) ont finalement reculé de 1% par rapport au premier trimestre 2005
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Equarrissage

Cabinet du ministre le 3 mai
Cette réunion concernant la filière bovine avait entre autre pour but de confirmer l'achèvement de la réforme du SPE pour le 1er juin prochain. A cette date la procédure d'appel d'offres négocié sera terminée et le transfert de la gestion du SPE à l'Office de l'Elevage sera pleinement opérationnel. Forts de ces avancées, les pouvoirs publics estiment avoir répondu à la demande des professionnels d'améliorer la transparence du SPE. Ils demandent en retour des engagements fermes des éleveurs pour participer, de façon collective, au financement de l'équarrissage. Toutefois la conduite laborieuse de l'appel d'offre, dont la responsabilité semble incomber aux seuls équarrisseurs, n'a pas permis à la profession d'aborder de façon sereine cette question en l'absence d'une épure financière finale qui devrait être à la hausse.

Office de l’élevage le 5 mai
Dans la perspective de disposer d'un nouvel outil de gestion du SPE, les modalités d'enlèvement des cadavres en ferme ont été examinées. Désormais ces enlèvements devront systématiquement faire l'objet d'un bordereau d'enlèvement à la base de la facturation du service. L'hétérogénéité de l'identification des animaux selon les espèces nécessite des approches spécifiques et vraisemblablement un modèle de bordereau par espèce.
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Conseil spécialisé V° quartier le 11 mai

Les abattoirs publics estiment que la libéralisation du service de l'équarrissage conduit à des coûts d'enlèvement exorbitants (allant du simple au double) pour les abattoirs de moins de 5 000 tonnes. Dans de telles conditions de concurrence la FNEAP pronostique à très court terme la fermeture de nombreux abattoirs de proximité. Par ailleurs le syndicat national des cuirs et peaux a demandé la généralisation de la vaccination des veaux contre la teigne qui est une infestation endommageant de très nombreux cuirs.


Niveaux de stabilisateurs pour les soldes des primes PAC 2005

En 2005, dernière année avant le découplage, au vu de la mise en application de la réforme de la PAC les aides versées aux éleveurs ont été plafonnées selon un double plafond (un nombre d’animaux éligibles au plan national et un plafond financier national). Ce nouveau mode de calcul a engendré de fortes réductions.
Les niveaux des stabilisateurs pour le solde des primes bovines PAC 2005 arrêtés par le Ministère de l’agriculture sont les suivants :
• PMTVA : la réduction du montant de la PMTVA sera de 1,05%, en raison du dépassement du stabilisateur financier.
Sur les 7% retenus par l’administration lors de l’avance sur la part communautaire (200 euros/PMTVA) incluant la modulation de 3%, un complément de paiement de 2,95% sera donc finalement effectué par les pouvoirs publics.
• PSBM : le nombre d’animaux primés sera réduit de 20,5% compte tenu du dépassement du stabilisateur national du nombre d’animaux éligibles (5,7% au titre de 2004).
• PAB Gros Bovins et PAB Veau : les stabilisateurs liés aux nombres maximum d’animaux éligibles ne sont pas dépassés, mais les stabilisateurs financiers (moyenne des paiements 2000-2001-2002) induisent une réduction du montant de 9,50% en PAB gros bovins (sur les 80 euros) et de 3,00 % en PAB veaux de boucherie (sur les 50 euros).
• Complément extensif à la PMTVA et la PSBM : le dépassement du stabilisateur financier induit une réduction du montant de 4% (sur les 40 ou 80 euros, selon le chargement).
• Concernant l’enveloppe de flexibilité, le nombre d’animaux éligibles dans chaque catégorie conduit aux niveaux suivants de compléments à la PAB Gros Bovins :

Rappel : les femelles (hors génisses) d’élevages en Charte des bonnes pratiques d’élevage bénéficient au titre de 2005 d’un complément de 66% supérieur aux élevages non chartés (33% en 2004).
Par ailleurs, les élevages de veaux label (veaux sous la mère, d’Aveyron,…) ou bio percevront un complément à la PMTVA de 120,00 euros.
En outre, les différents montants résultant de l’application de ces stabilisateurs financiers sont réduits de 3% au titre de la modulation européenne.
Le montant final des aides au titre de 2005 est le suivant :

L’Office de l’Elevage indique que les mises en paiement aux éleveurs seront effectuées à partir de début juin, et jusqu’à la fin du mois.