Le point sur les marchés: horizon 2013 selon la Commission

La Commission européenne a actualisé ses prévisions en terme de marché :
- Pour 2006, elle pronostique une très légère hausse de production (7,9 millions de tonnes, +1%) et de consommation (+2%) du fait du retour des bovins britanniques. Les imports demeureraient stables (515 000 tonnes, 6% de la consommation) et les exports se réduiraient à 155 000 tonnes.
- Pour la période 2007-2013, une baisse progressive de la production de 5% par rapport à 2005 (-365000 tonnes) en raison de la réduction classique du cheptel laitier et dans les pays ayant découplé du cheptel allaitant. La consommation est supposée stable, avec un hausse en parallèle des imports jusqu’à 725000 tonnes et une forte diminution des exports (-50000 tonnes).
- Au vu des prévisions de 2005, la Commission confirme un scénario de déficit structurel modéré de la production par rapport à la demande. Toutefois, elle introduit une baisse supplémentaire de 2% de la production (-115000 tonnes). La hausse des apports à droits pleins pourrait la compenser.


Tendances et marchés

Jeunes Bovins, les prix de jeunes bovins accusent leur fléchissement saisonnier dans un contexte où les demandes italienne et grecque sont plus calmes.
Par ailleurs, le marché est aussi perturbé en France, en Belgique et aux Pays Bas par la fièvre catarrhale qui conduit les opérateurs à modifier leurs circuits amont et aval et introduit un référentiel de prix entre zone règlementée et zone propre.
Sur le premier semestre 2006, la production de jeunes bovins a marqué un fort recul: -4% et -5% en tonnage et abattage par rapport au premier semestre 2005.
Femelles, la rareté des femelles maintient leurs prix à des niveaux élevés dans l'UE, en dépit d'achats des ménages plus modérés et du retour des viandes d'Argentine.
Veau de boucherie, l'effet "rentrée" n'a été que de courte durée. Les cours subissent le ralentissement de la demande, freinée elle-même par des prix au détail toujours élevés.


Septembre

 

La DGAL a réuni les acteurs de la filière veaux de boucherie, afin de présenter le nouveau dispositif de notification et le passage à un dispositif professionnel. Le MAP se défait de la gestion du point focal, reprise par Interbev à partir de novembre 2006 pour la partie élevage et par Normabev pour la partie abattage. Cette transition ne devrait pas engendrer de changements ni de difficultés pour les opérateurs de la filière.
Concernant les notifications élevage, Interbev a indiqué qu’aucune cotisation supplémentaire ne serait mise en place, le budget actuel permettant de couvrir les coûts de fonctionnement.
 
De plus, la DGAL a indiqué qu’il est tout à fait possible de mettre en place un indicateur national de mise en place via les données des entreprises d’intégration arrivant au point focal.


Conseil d’administration de Normabev, le 19 septembre

Le Conseil d’Administration a insisté sur la nécessité de parvenir à une réelle coordination et complémentarité de l’action de Normabev et de l’Office de l’Elevage en matière de PCM. Il est également nécessaire d’harmoniser l’intervention des CRI dans le domaine du suivi de la PCM.


Evolution du dossier cadmium

Les négociations entre la profession et les producteurs d’aliments et des abatteurs sont toujours en cours. Un fond de financement doit être créé grâce aux assurances des producteurs d’aliments. Il avait également été mis à l’étude la faisabilité de procéder à l’indemnisation des éleveurs, dès maintenant, sur présentation de la liste des animaux dont le foie et les reins seraient saisis le jour de leur abattage. Toutefois, certaines compagnies d’assurance des fabricants d’aliments refusent ce dispositif. Ils avancent le fait que le préjudice doit être effectif et non futur. Un contact sera pris avec Groupama pour évaluer les stratégies possibles pour simplifier le nombre et l’étalement dans le temps des contentieux.


Fièvre catarrhale ovine : les dernières informations au 29 septembre

La situation épidémiologique en France et dans les autres Etats membres
Le nombre de cas en France demeure à 4. Les suspicions du Luxembourg sont infirmées
Le nombre de cas progresse toujours dans les trois autres Etats membre. Pour la Belgique, si l’épicentre se trouve au Nord Est de la Belgique de nouveaux foyers sont désormais découverts près de la frontière française.
C’est notamment le cas pour un nouveau foyer sur la commune d’Ypres à 15km de Tourcoing.
Les zones de protection et de surveillance en France vont donc évoluer.
 
Les modifications sont les suivantes :
Zone de protection: départements 59 et 62 dans leur intégralité, arrondissement de Peronne pour le 80.
Zone de surveillance: arrondissements d’Abbeville, d’Amiens et Montdidier pour le 80.
 
• Les mouvements d’animaux
En ce qui concerne les mouvements d’animaux, des propositions de dérogations ont été formulées concernant :
- une dérogation pour les mouvements entre sites d’une même exploitation,
- une dérogation de sortie de broutards des périmètres d’interdiction vers la zone de protection,
- une sortie d’animaux reproducteurs de haute valeur génétique des zones règlementées vers la zone indemne.).