Le point sur les marchés

• Chute de 4,8 % de la consommation de bœuf en septembre
La dixième période Secodip, arrêtée au 8 octobre, traduit une nouvelle chute de la consommation pour l’ensemble des viandes de boucherie. Globalement, la consommation chute de -4,1%. La baisse est répartie de la manière suivante : -4,8% pour la viande de bœuf ; -2,6% pour le veau ; -8,8% pour l’agneau ; -3,6% pour le porc ; -15,4% pour les produits tripiers et -3,8% pour la viande hachée de bœuf.
En cumul annuel, c’est toujours la viande de bœuf qui accuse la plus forte chute de consommation à -2,3% et -3% pour la viande hachée de bœuf, la viande de veau se situant à -1,7% et l’agneau à -1,5%, seul le porc est étal à +0,4%. L’explication avancée pour cette chute de la consommation est la hausse des prix: en cumul annuel la viande de bœuf a progressé selon Secodip de +3,3%.

• Diminution des volumes des activités sous signes officiels de qualité
En 2005, la production de bœuf sous signe de qualité se répartissait comme suit : 5,8% pour la CCP, 3% pour le Label Rouge et les IGP (Label Rouge, Label Rouge + IGP, CCP + IGP), 0,5% pour le bio et 0,1% pour les AOC.
Selon les chiffres publiés par FIL Rouge, «après plusieurs années en progression, le nombre d’éleveurs de bovins Label rouge se stabilise (-1,3% évolution 2005/2004) mais les tonnages continuent de diminuer, diminution plus marquée en 2005 qu’en 2004 (-4,6%).

• Jeunes bovins
Le prix des jeunes bovins en France fléchi depuis septembre. La baisse en 4 semaines est de 0,13€ pour le JB U et de -0,12 pour le JB R. Elle est limitée à 0,08€ pour le JB O contre 0,13 en 2005. Selon les catégories les prix varient de 5% à 10% au dessus de leurs niveaux de 2005.
Le contexte de la fièvre catarrhale induit une disparité régionale. Dans les 14 départements du Nord-Est de la France, un accroissement d’activité se fait sentir influant sur les prix : écarts de 0,15€ par kg de carcasse entre zones réglementées et zone propre. La situation est tout autre pour certains abattoirs ne bénéficiant pas de dérogations et manquant alors d’animaux.
Le marché italien est plus calme depuis la fin août. Les prix sont largement au dessus des prix pratiqués à la même période en 2005 (de 6% à 8% au dessus).

• La baisse des prix des femelles limitée
Au vu de la rareté des femelles, leurs prix restent au beau fixe. Aux cotations de l’Office de l’élevage, le prix de la vache R a subi une baisse saisonnière limitée à 0,07€ (contre 0,11€ en 2005). Elle s’élève fin septembre à 3,38€/kg de carcasse soit 4% au dessus de son niveau de 2005. Le prix de la vache O est à 7% au dessus de son prix 2005 avec 2,80€.

• Le cours du maigre
La campagne 2005-2006 est à la hausse avec le succès manifeste du broutard à l’exportation. La légère baisse des broutards et des femelles de 300kg a été compensée par la progression du broutard mâle de plus de 300kg.
Cet été les prix sont restés élevés avec des hausses variant de 7 à 13% selon les catégories et par rapport aux cours de 2005. Toutefois, depuis quelques semaines la tendance est à la baisse. Par exemple, les Charollais R de 300kg cotent légèrement sous leur niveau de 2005.
Cet essoufflement peut traduire une volonté de la part des acheteurs italiens de contenir les prix.

• Veaux de boucheries
Les cours sont en baisse après une rentrée asse bonne. La cotation du veau R2, élevé en atelier, est passée de 6,20€/kg de carcasse en juillet à 5,95€ fin septembre.
La baisse de la demande en viande de veau est directement liée à l’augmentation de son prix.

• Veaux de 8 jours
La fièvre catarrhale dans le nord-est de la France perturbe les circuits d’approvisionnement. Les veaux de cette zone ne partent plus en atelier de veaux de boucheries dans l’Ouest, mais sont vendus à prix modestes à la Belgique et les Pays-Bas.
Les cours des veaux laitiers sont sous pression des intégrateurs du veau de boucherie du fait des difficultés sur le marché du veau gras et des prix élevés de la poudre de lait et du lactosérum.
La cotation du veau mâle français de 45-50 kg a perdu 38€ en un mois pour tomber fin septembre à 147€.


Transportabilité des bovins, 16 octobre

La réautorisation de l’abattage d’urgence des bovins de plus de 24 mois (arrêté du 7 avril 2005) avait ouvert le débat sur la transportabilité des bovins, notion étroitement liée au "bien-être animal"
En revanche, elle souscrit à l’idée de mettre à la disposition de l’ensemble des professionnels un vademecum sur les critères de la transportabilité des bovins. Si certains de ces critères apparaissent objectifs, d’autres en revanche, comme la maigreur, sont relativement subjectifs. Au final et malgré ce qui précède, s’assurer de la transportabilité d’un bovin relève des bonnes pratiques au quotidien d’un éleveur et d’un vendeur qui engagent, ensemble, leur responsabilité.


Indentification

• Agrément boucle bouton, le 3 octobre
Le Comité de Pilotage a fait le point de l’avancement de la procédure d’agrément des boucles bouton. L’ensemble des départements (Aveyron, Cantal, Corrèze, Côte d’Or, Ille-et-Vilaine, Isère, Nièvre, Pyrénées-Atlantiques, Saône-et-Loire, Sarthe, Somme, Vendée) ont commencé à distribuer les boucles bouton aux 420 élevages qui participent aux tests. La réforme de l’identification, avec la généralisation à terme de la boucle bouton, impactera sur les procédures actuelles d’identification et de rebouclage. L’adaptation des systèmes d’information notamment en ce qui concerne le système de commande de boucles s’imposera. Autant de sujets qui devront trouver des solutions pratiques parallèlement à la mise en œuvre de la réforme.

• Enquête pour le choix de l’oreille au Copil, le 11 octobre
Pour le choix de l’oreille (droite ou gauche) où la boucle électronique va être posée, il a été décidé d’effectuer une enquête de terrain avant de prendre une décision lors du prochain COPIL le 16 novembre prochain. Malgré les changements intervenus dans les procédures le calendrier prévisionnel devrait être respecté.