Le chiffre du mois

+10% C’est la hausse des exportations d’agneau néo-zélandais vers l’EU entre janvier et mai par rapport à 2006. Les envois vers le Royaume-Uni ont progressé de 15% et ceux vers la France de 14%, (14300 tec), soit 16% de la consommation française. La part du chilled dans les viandes exportées vers la France est passée de 42% en 2006 à 46% en 2007.

Jeunes bovins, toujours des prix au plus bas

Un niveau d’abattage très élevé en France et en Allemagne, une consommation en berne en Italie, le retour des viandes importées. Cela explique la chute vertigineuse du prix des jeunes bovins en Europe.

Pourtant les abattages continuent d’augmenter.
Il se situe 20% au dessus du mois de mai 2006 et 17% au dessus de 2005. Ces forts niveaux d’abattage qui reflètent d’abord l’augmentation de la production ont été amplifiés par la baisse des exportations de jeune bovins finis.

Des viandes compétitives à l’export.
Les exportations de viandes fraîche ont été importantes sur le mois d’avril avec une hausse de 13% par rapport à 2006 et notamment un redémarrage des activités vers la Grèce. Globalement depuis janvier, les ventes à l’Allemagne et l’Italie ont été en légère augmentation (+11% et 4% par rapport à 2006).

Consommation toujours en berne en Italie.
C’est toujours la baisse de la consommation qui explique la chute des cours en Italie. En viande bovine, sur les trois premier mois de l’année, les achats des ménages ont chuté de 7% par rapport à 2006, mais aussi de 2% par rapport à 2005. En revanche, la consommation des viandes de volaille est revenue dans l’assiette des consommateurs Italien à + 13%, sur cette même période.

Femelles, arrêt de la recapitalisation allaitante ?

Les cours des vaches se maintiennent tant bien que mal en Europe grâce à une offre toujours modeste. En France, l’augmentation du poids des carcasses témoigne à la fois de la recapitalisation allaitante et de la décapitalisation laitière.

Des réformes de vaches allaitantes.
Des prix mieux maintenus que ceux des jeunes bovins s’expliquent par la préférence des GMS pour la viande de vache, ainsi que par l’étroitesse de l’offre.

Des importations en hausse.
Les importations de viande bovine continuent leur progression. En avril, la hausse était de 8% par rapport à avril 2006, l’Allemagne confortant sa place de leader et l’Irlande reprenant l’augmentation de ses ventes.
La viandes congelée représente 20% des importations de viande bovine et enregistre une hausse de 11% par rapport aux 4 premiers mois de 2006.

La consommation soutient les prix Outre-manche.
Au Royaume-Uni, la viande de vache est concurrencée par le retour de la viande brésilienne.

Veaux de boucherie, les coûts pèsent sur la filière.

Les tendances du début de l’année se confirment : baisse de la production française au profit des importations de viande de veaux néerlandais (+ 7% par rapport à 2006).
Etant donné l’accroissement des coûts de l’alimentation, la rentabilité a fortement chuté et les intégrateurs limitent les mises en place pour faire pression sur le prix du veau de 8 jours.

Veaux de 8 jours, cours de nouveau à la baisse.

Les cours des veaux de 8 jours déjà écrasés en raison des difficultés de la filière veau de boucherie continuent de baisser.
La tendance est la même dans la plupart des pays européens à l’exception de l’Italie. Après avoir connu une légère hausse fin mai, les cours tombaient de nouveau sur la dernière semaine de juin, portant le niveau des cours à -34% par rapport à 2006.