100 000 tonnes, c’est la quantité de viande exportée par la Pologne de janvier à juillet 2007. Cela représente plus de la moitié de la production de viande Polonaise. Ces exportations effectuées à plus de 95% à l’intérieur de l’Union européenne sont en légère hausse par rapport à 2006, mais ont été multipliées par 3 si on se réfère à 2004. L’Allemagne, l’Italie et les Pays-Bas sont les principaux pays bénéficiaires.
| FEMELLES,
la pénurie s’installe en laitières. |
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Les signaux donnés par le marché des produits laitiers partout en Europe incitent les éleveurs à garder leurs vaches. La baisse saisonnière des cours a donc été de courte durée.
Moins de vaches laitières dans les abattages.En août, les effectifs de vaches abattues (135000 têtes) étaient en baisse de 6% par rapport à 2005 selon le SCEES, alors que les tonnages ne reculaient que de 3 %. Sans pour autant compenser la baisse en vaches, les abattages de génisses ont repris (37000 têtes en août), signe de la fin de la recapitalisation allaitante.
Une consommation dynamique.La rentrée a été favorable aux achats de viande de bœuf. D’après TNS, les achats des ménages de viande piécée de bœuf sur la 9ème période ont été supérieurs de 3% à ceux de 2006 et de 7% à ceux de 2005. La progression pour la viande hachée fraîche a atteint 8% par rapport à l’an dernier et 21% par rapport à 2005. Cette évolution s’inscrit dans la tendance dynamique observée depuis le début de l’été. Sur 3 mois, les achats de viande piécée ont enregistré une hausse de 8% et la viande hachée fraîche une hausse de 11%. La consommation de la part de la viande importée (fraîche, congelée et transformée) atteint 24%, un chiffre stable d’une année sur l’autre.
Pénurie en Allemagne.
Le haut niveau de prix vient de la pénurie de vaches laitières sur le marché allemand : les abattages seraient en recul de 8% sur août et septembre.
| JEUNES
BOVINS, moins d’animaux disponibles cet automne? |
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Malgré des abattages encore abondants, les cours des jeunes bovins se maintiennent à des niveaux élevés en Europe. Une baisse des disponibilités devrait apparaître cet automne.
Après une remontée des cours en juillet-août, les prix des jeunes bovins restent stables en cette période de rentrée.
Les niveaux d’abattages au plus haut.
Le moins d’août suit la tendance des mois précédents : le nombre de jeunes bovins abattus est particulièrement élevé. Pour le 3ème mois consécutif, les abattages dépassent 100000 têtes, alors que le seuil de 90000 têtes n’avait jamais été dépassé depuis 2001. Pour le mois d’août, cela représente une hausse de 19% par rapport à 2006. Depuis le début de l’année, c’est 108 000 têtes supplémentaires qui ont été abattues, soit 17% de plus.
L’exportation de jeunes bovins engraissés se situait en juillet à 3700 têtes soit 5% sous 2006. Depuis, la fièvre catarrhale a limité la circulation des animaux vivants, impactant l’exportation des jeunes bovins engraissés et renforçant le nombre d’abattages en France.
Le haut niveau de production devrait baisser cet automne, si on se réfère à la dernière enquête cheptel du mois de mai. En effet, en comparaison avec 2006, de juin à août, on peut estimer à 48000 le nombre de jeunes bovins produits en plus sur 3 mois. En mai, le surplus était estimé à 40000 têtes. Les marchés devraient donc être plus tendus cet automne, renforcés par la pénurie de vaches laitières.
Les exportations de viande dopées par les abattages.
L’afflux de viande sur le marché depuis le début de l’année, et particulièrement cet été, a entraîné une compétitivité accrue de la viande française à l’exportation. En comparaison avec 2006, les exportations sont en hausse de 20% au mois de juillet, et de 9% en cumul depuis janvier.
Les principales destinations pour la viande fraîche française sont désormais l’Italie et la Grèce, chacune pour 33% des volumes exportés, l’Allemagne pour 16% et le Portugal pour 6%.
Consommation morose en Italie.
Suite à la baisse des cours des jeunes bovins fin septembre, il ne semble cependant pas que les importations aient participé à déstabiliser le marché. Elles sont globalement en baisse. Même le Brésil qui réalise une hausse spectaculaire sur 2007 (+23%), semble avoir ralenti sa progression pendant l’été (-6% pour les mois de juin-juillet).
Le léger repli des cours pourrait donc principalement être expliqué par une faible consommation.
| MAIGRES, la
FCO perturbe les échanges. |
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Les échanges de maigres, en baisse de 3% sur les 7 premiers mois de l’année, notamment en raison d’une demande italienne réduite sur les mâles de plus de 300 kilos (-9%), n’auront connu qu’une courte amélioration fin août. Ils ont en effet été grandement perturbés en septembre par l’extension quasi quotidienne du périmètre réglementé pour cause de fièvre catarrhale.
Soulagement partiel suite à la «libération» des exports de broutards.
Le 3 octobre, les autorités européennes ont adopté un nouveau règlement harmonisé concernant la fièvre catarrhale. La zone réglementée a été réduite à une bande de 70km autour de chaque foyer et un nouveau réseau d’épidémio-surveillance a été mis en place.
| VEAUX DE BOUCHERIE,
prix toujours en hausse. |
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Une irrégularité des mises en place peu propice à la stabilité des prix.
La hausse des prix du veau de boucherie se poursuit en France et en Europe avec un léger ralentissement sur la fin du mois de septembre.
Les cours devraient rester élevés, voire continuer à augmenter sur les semaines à venir car la pénurie d’offre devrait se renforcer. En effet, les mises en place de mai 2007 ont été très réduites en raison de la prudence des intégrateurs face à l’envolée des coûts des matières premières.
VEAUX
DE 8 JOURS, échanges laborieux. |
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Le marché des petits veaux pâtit à la fois des mesures liées à la fièvre catarrhale et de l’augmentation des coûts d’engraissement.
Les cours de petits veaux pour l’engraissement comme pour l’élevage, poursuivent leur tendance à la baisse.
Deux raisons expliquent le maintien de cours bas malgré un remplissage conséquent des ateliers de veaux de boucherie. D’une part, les mesures liées à la fièvre catarrhale, appliquées sur une zone qui n’a cessé de s’élargir depuis août compliquent les échanges et facilitent la pression des intégrateurs sur les prix. D’autre part, davantage de veaux sont libérés par les éleveurs laitiers qui pratiquaient l’engraissement, ceux-ci préférant valoriser leurs céréales en production laitière dans l’espoir d’une rallonge de quota.
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