FEMELLES, abattages en hausse, début de baisse des prix.

La présence plus importante de réformes laitières dans les abattages en France a commencé à orienter les cours des animaux les moins bien conformés à la baisse. A l’inverse les autres marchés européens en déficit en viande se maintiennent à des niveaux de prix élevés.

Après 12 mois de pénurie de vache dans les abattoirs français, les réformes laitières redeviennent plus nombreuses. Face à cet afflux de vaches compensé par le bon maintien des autres marchés européens, les cours sont restés élevés pendant l’été mais ont fléchis fin août.

Retour des vaches laitières dans les abattages
En juillet les abattages de vaches ont totalisés 133 000 têtes, soit 10 % de plus qu’en 2007. Le poids moyen de 347 kg (6 kg de moins que l’année dernière) confirme l’abondance des races laitières.

Dans le même temps les abattages de bœufs restent rares.
Dans la globalité les abattages de gros bovins se situent depuis le mois de juillet au dessus des données 2007. En hausse de 2%, ces abattages créent une offre abondante sur le marché français. Cette conjoncture pourrait se poursuivre cet hiver.

Des importations stables mais une consommation en berne
Sur le premier semestre, la consommation affiche une baisse de 3%. Les importations poursuivent comme en juin leur légère progression : + 1%. Les viandes fraîches importées en France proviennent pour plus de la moitié des Pays-Bas et d’Allemagne. En revanche les importations sud-américaines sont en baisse suite aux restrictions imposées par la commission européenne aux exportateurs brésiliens.

JEUNES BOVINS, les prix français à la traîne.

Les sorties toujours abondantes en France limitent la progression des prix tandis que les cours progressent en Italie, où l’offre est réduite, et en Allemagne grâce au dynamisme des exportations. En France, les cours des jeunes bovins ont gagné quelques centimes en août.

Encore des mâles à sortir
A 579 000 têtes, la production de jeunes bovins a enregistré une nette augmentation au 1er semestre: 6% par rapport à 2007 et 18% par rapport à 2006. Le surplus de mâles est en grande partie constitué des animaux de race à viande qui n’ont pu être exportés suite aux restrictions FCO. Les mâles laitiers participent aussi à la hausse en raison de la baisse du nombre de veaux orientés vers la filière veaux de boucheries l’an dernier.

Les exportations restent dynamiques
Le surplus de production de viande de jeune bovin a permis de porter à 125000 tèc les exportations de viande bovine fraîche et congelée au 1er semestre (+1% /2007 et +9%/2006).

Les prix chez les voisins
L’offre restreinte en Italie (réduction de l’offre et absence de viande brésilienne) tient les prix en Italie. En Allemagne, l’offre de jeunes bovins en hausse fait face à une demande en baisse. Les prix Allemands restent supérieurs aux prix français. Les prix continuent entre autre à progresser grâce au dynamisme des exportations.

MAIGRES, rentrée mitigée.

La reprise progressive de l’offre à l’exportation dans un contexte de demande italienne relativement soutenue a permis aux cours de se maintenir à des niveaux supérieurs à ceux de l’été 2007.
Malgré une légère reprise en mai, les exportations de broutards sont nettement en deçà des niveaux de 2007. Sur l’ensemble du premier semestre, 396 000 têtes ont été expédiées hors de l’hexagone –24% par rapport à 2007). Le débouché italien, de loin le plus important, accuse le plus gros déficit (-27%) en grande partie suite aux blocages imposés pour raisons sanitaires. L’étalement des sorties lié aux contraintes sanitaires limite les mises en marché. La progression rapide du sérotype 1 en direction du nord et de l’est reste inquiétante notamment pour les bassins limousin et charolais.

VEAUX DE BOUCHERIE, ébauche de reprise des cours.

Le ralentissement des importations néerlandaises et un probable rebond de la consommation atténuent la pression sur la production française.
Le nombre de veaux abattus s’élève à un peu moins de 790000 têtes pour un volume de 106000tec. Les difficultés d’écoulement se sont traduites par une nette augmentation des poids de carcasse depuis le début de l’année. Après 6 mois de chute ininterrompue, les cours des veaux de boucherie s’orientent à la hausse depuis début août..

VEAUX DE 8 JOURS, situation difficile en laitiers.

Les disponibilités accrues en petits veaux laitiers à trouver preneur auprès des intégrateurs asphyxiés par la baisse de consommation de veaux gras. Le décalage entre l’offre et la demande dans un contexte FCO pèse sur les cours des petits veaux laitiers. Depuis juillet ils sont à nouveaux orientés à la baisse. Les cours sont également au plus bas chez nos voisins européens..