| FEMELLES,
l’attentisme donne du
répit |
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La chute vertigineuse des
cours s’est enfin arrêtée, l’afflux de vaches
de réforme sur le marché semblant marquer une pause.
En France, les cours des vaches ont atteint un prix plancher qui incite
les éleveurs à ralentir les mises en marché. Certains
éleveurs attendent 2009 pour connaître le volume exact
de quota laitier supplémentaire dont ils pourront disposer.
Ne s’agit-il que d’une
pause ?
En octobre, 159500 vaches ont été abattues, soit 15% de
plus qu’en 2007 et 11% de plus qu’en 2006. Le poids moyen
des carcasses est en baisse à 342kg, ce qui confirme la plus
grande proportion de vaches laitières dans les abattages.
Au 1er octobre, le stock de femelles laitières de plus de 30
mois enregistré en BDNI était supérieur de 33000
têtes au niveau de l’an dernier. Les abattages d’octobre
n’ont donc pas suffi à rééquilibrer le cheptel.
La consommation toujours à
la traîne.
Baisse de pouvoir d’achat et hausse des prix au détail
ont eu raison de la consommation. Sur les trois premiers trimestres
de l’année, la consommation de viande bovine calculée
par le Ministère de l’Agriculture, est la plus mauvaise
enregistrée depuis le creux de l’année 2001 et montre
un recul de près de 3% par rapport à l’an dernier.
Les achats des ménages de viande de bœuf piécée
ont enregistré une chute de 6% en octobre. Les volumes de viande
hachée fraîche ont quant à eux reculé de
3 % et ceux de viande hachée surgelée de 9%.
Le recul de la consommation et la hausse des disponibilités intérieures
ont conduit à une baisse des importations.
En Allemagne, la chute des cours a été similaire à
ce qu’à connu le marché français. Contrairement
aux prix français, les prix allemands sont toujours restés
au-dessus de leur niveau de 2007.
Dans les îles britanniques, la chute brutale de la livre face
à l’euro depuis mi-octobre modifie les équilibres.
Si elle renforce la compétitivité des viandes anglaises,
elle pénalise celle des viandes irlandaises. Néanmoins,
si la chute des cours en euros se poursuit, ceux-ci restent nettement
supérieurs à ceux de l’an passé.
| JEUNES
BOVINS, besoins en hausse avant les fêtes de fin d’année. |
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Même si la consommation
reste peu dynamique, une reprise des cours a eu lieu fin novembre sur
l’ensemble des marchés européens. Cette augmentation
s’explique par une pause dans les abattages de vaches laitières
et une crainte de baisse d’approvisionnement avant la période
des fêtes.
Alors que début novembre les cours des jeunes bovins s’étaient
orientés à la baisse dans le sillage des vaches laitières
toujours plus nombreuses dans les abattoirs, une inversion de tendances
a eu lieu mi-novembre sur l’ensemble des marchés européens.
Légère baisse
des abattages en octobre
En octobre, 77000 jeunes bovins de 1 à 2 ans sont passés
par les abattoirs. Le nombre de jeunes bovins de 1 à 2 ans serait
en baisse de 3% sur le mois d’octobre.
Les jeunes bovins abattus sont plus légers : à 389kg de
moyenne, soit 6kg de moins qu’en octobre 2007, lié à
l’augmentation des coûts d’engraissement. Selon des
indices nationaux (Ipampa), les coûts auraient augmenté de
20% depuis 2006, dont 35% pour l’aliment.
Selon BDNI, les disponibilités actuelles au 1er octobre font état
d’un stock important de JB mâles, 7% de plus qu’en 2007.
Ce supplément d’animaux ne laisse pas augurer d’une
baisse de production sur la fin de l’année 2008.
Exportation de viande
en hausse, principalement vers l’Italie.
Avec des disponibilités sur le marché français, les
exportations de viande ont été en hausse sur le mois de
septembre. L’Italie est destinataire avec une augmentation de 31%
des volumes de viande fraîche exportés en septembre, soit
une hausse de 18% depuis le début de l’année. Les
volumes exportés vers la Grèce, seconde destination des
viandes françaises, sont en légère hausse (+2%) en
septembre comme en cumul.
Remontée des cours
en Allemagne et en Italie.
En Allemagne, les cours se sont nettement relevés mi-novembre,
annulant la courte période de baisse du début du mois.
En Italie, le marché des jeunes bovins suit la même évolution
que dans le reste de l’Europe. Les prix retrouvent leurs niveaux
de début septembre, largement au-dessus de ceux de 2007. La faiblesse
des disponibilité en viandes «italiennes» dans la période
précédent les fêtes de Noël, additionnée
à l’offre restreinte constatée en France et en Allemagne,
inquiètent les opérateurs et expliquent la récente
hausse des cours.
| MAIGRES, une
petite bouffée d’oxygène. |
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L’assouplissement
des échanges avec l’Italie permet d’envisager la vaccination
et la période hivernale un peu plus sereinement, mais l’évolution
des cours reste incertaine.
Comme prévu, les exportations de maigre ont été dynamiques
en septembre. Le rattrapage du retard d’exportation s’est
vraisemblablement poursuivi en octobre et novembre.
Légère
remontée des cours qui s’effritaient depuis septembre.
Malgré des exportations relativement dynamiques, les difficultés
de sortie des jeunes bovins et la baisse des cours des animaux finis en
Italie jusqu’à la mi-novembre, ont fait progressivement reculer
les cours du maigre français. Depuis l’annonce de la signature
de l’accord avec l’Italie, les cours se sont légèrement
redressés.
Bien que le maigre s’achète à un prix attractif et
que les cours du jeune bovin se maintiennent à de bons niveaux
en France, la mise en engraissement reste un pari risqué sur l’avenir
et les engraisseurs français sont peu enthousiastes.
Assouplissement
des conditions d’échanges avec l’Italie cet hiver.
La vaccination contre les deux sérotypes de la FCO sera obligatoire
à partir du 15 décembre, mais un accord signé le
14 novembre avec l’Italie permet d’en limiter les conséquences
sur les échanges. Cet accord assouplit les conditions d’envoi
d’animaux maigres français vers la botte à partir
du 8 décembre. Il permet notamment l’expédition des
animaux non vaccinés jusqu’à la fin de l’année
et celle des animaux vaccinés sans délai après la
deuxième injection (alors que le délai réglementaire
est aujourd’hui de 60 jours). Ces dispositions rendent possible
l’étalement des sorties cet hiver.
| VEAUX DE BOUCHERIE,
stabilisation des cours.
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Les
retards d’abattage de la fin d’été ont été
rattrapés grâce à un redressement de la consommation
et les cours se maintiennent.
Toujours soutenus par des campagnes de promotion dynamiques et un prix
moyen au détail en baisse, les achats de viande de veau des ménages
se sont maintenus en octobre au même niveau qu’en 2007, alors
que ceux de bœuf continuaient leur chute (-6,3%).
Ce redressement de la consommation a permis d’écouler une
production en hausse résultant à la fois d’abattages
plus nombreux et de poids carcasses nettement plus élevés
qu’à l’automne 2007. En cumul sur 10 mois, les volumes
produits ont légèrement dépassé ceux de 2007,
mais restent 6% sous ceux de 2006.
Les cours français sont restés stables depuis mi-octobre
pour l’ensemble des catégories de veau de boucherie.
| VEAUX DE 8
JOURS, la
hausse saisonnière tarde. |
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La
baisse des disponibilités en cette fin de période de vêlage
permet une orientation des cours à la hausse, mais on est loin
d’un franc redressement.
Les cours des petits veaux laitiers français se sont réorientés
à la hausse depuis mi-novembre, mais cette hausse demeure bien
timide et les cotations restent à des niveaux extrêmement
bas.
Les cours des petits veaux laitiers ne sont plus orientés à
la baisse. Toutefois, aucun signe n’indique un redressement alors
que la hausse saisonnière aurait dû être amorcée,
notamment en Allemagne et aux Pays Bas.
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