JEUNES BOVINS, l’Italie tire le marché

Les cours ont poursuivi leur progression en décembre, toujours tirés par le manque d’offre en Italie.
En France, les cours des jeunes bovins restent soutenus par le dynamisme des ventes vers l’Italie. Ils se tiennent donc bien malgré des sorties toujours abondantes et le faible niveau de prix des vaches.
Les jeunes bovins français toujours en nombre.
En novembre les abattages de jeunes bovins ont totalisé 87700 têtes, soit 4% de plus qu’en 2007. Les carcasses continuent de s’alléger. Les exportations de jeunes bovins vivants ont progressé de 35 % en octobre pour totaliser 5500 têtes dont 4000 destinées aux abatteurs italiens. Cela témoigne du dynamisme de la production française et du recul de l’offre italienne.
Au 1er novembre, la BDNI montrait un surplus de 24000 mâles de 8 à 12 mois et de 30000 mâles de 12 à 18 mois. Une partie de ce surplus a été ou sera destinée à l’exportation de broutards mais l’autre partie continuera à gonfler la production française de jeunes bovins dans les mois à venir.
Les exportations continuent de progresser.
La hausse des disponibilités françaises, dans un contexte de faible demande, continue de booster les exportations bienvenues pour écouler les stocks. Les exportations de viande bovine fraîche congelée ont progressé de 8%.
Trop peu d’offre en Italie pour satisfaire la demande et les cours allemands au plus haut.
En Italie, les prix ont flambé en décembre en lien avec les fêtes mais surtout par le manque d’offre. De plus la viande brésilienne fait toujours défaut participant à l’insuffisance de disponibilités.
En Allemagne, les prix déjà tirés vers le haut ont été confortés fin 2008 pour finir à 9% au dessus des prix 2007.

FEMELLES, prix stables mais bas.

Après une chute des cours sur le mois de novembre, les prix se sont stabilisés à des niveaux faibles en fin d’année. Cela touche plus particulièrement les vaches laitières toujours très présentes dans les abattoirs..
Des abattages toujours nombreux.
L’abondance des réformes laitières dans les abattoirs a conduit à une chute des cours depuis la fin août. Les chiffres d’abattages pour novembre, avec 166 000 vaches abattues ont augmenté de 9% par rapport à 2007. En moyenne sur les 5 premiers mois de l’année la baisse continue des poids moyens de carcasse, - 7kg soit - 2% par rapport à 2007, confirme la présence importante des vaches de type laitier.
Avec une conjoncture laitière peu dynamique, les taux de réforme élevés pourrait donc se poursuivre début 2009.
Une consommation qui reste morose
Avec une consommation en baisse de 3% en novembre, les volumes importés de viande fraîche affichent une baisse de 4% en cumul de janvier à octobre 2008. C’est en provenance d’Allemagne (- 5%) et d’Irlande (-18 %) que la baisse est la plus forte.
Les prix se maintiennent en Allemagne et les cours au Royaume-Uni et en Irlande subissent les variations de la livre.
En Allemagne, les cours des vaches de réformes ont suivi les mêmes évolutions qu’en France en restant toutefois toujours au dessus des niveaux des années passées. Les prix se maintiennent à de bons niveaux malgré l’importance des abattages grâce la consommation qui semble plus dynamique et à des exportations nombreuses.
Au Royaume-Uni avec la variation de la livre (-28% en un an) le prix des animaux sont en légère hausse en euros et ont augmentés de 30 % en livre. Cela s’explique par des abattages limités pour les jeunes animaux et très nombreux pour les vaches. En Irlande, les abattages sont en baisse. En novembre et décembre les abattages de gros bovins ont reculés de 22% lié à un manque de disponibilités.

MAIGRES, les perturbations du marché perdurent.

Les échanges ont été dynamiques en fin d’année, portés par une offre abondante et une demande italienne boostée par l’évolution divergente du cours des céréales et de la viande de jeunes bovins.
En octobre, les exportations ont été dynamiques atteignant presque 99 000 têtes (-1% par rapport au bon niveau de 2006).
Le bon niveau de la demande italienne n’a pas suffi à redresser sensiblement les cours
La demande italienne s’est avérée dynamique en fin d’année. Les engraisseurs ont remplis leurs ateliers. Cette demande a permis de stabiliser voire de réorienter légèrement à la hausse les cours des charolais. En revanche l’afflux d’animaux très hétérogènes en Limousins, Blonds et Rustiques n’a pas permis de maintenir les cours pour ces catégories.
Aujourd’hui même si les cours ne sont pas très élevés, le dynamisme des échanges permet à la filière française d’envisager un début 2009 plus serein. Le retard des expéditions a été rattrapé et la possibilité d’exporter les animaux immédiatement après le rappel de vaccination jusque fin février devrait limite les ruptures d’approvisionnement.
La rupture d’approvisionnement des ateliers italiens au printemps se traduit aujourd’hui par une pénurie de jeunes bovins sur le marché transalpin et donc une hausse des cours de la viande. Au contraire l’approvisionnement massif depuis la fin d’année induit des sorties nombreuses au printemps. Ces animaux vont modifier le marché italien et certainement déstabiliser l’ensemble de la filière franco-italienne
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VEAUX DE BOUCHERIE, calme plat.

Malgré une consommation redevenue morose, l’offre contenue permet de maintenir les cours français des veaux de boucherie.
Les abattages français se sont ralentis en novembre. Le nombre de veaux de boucherie abattus, estimé à 125300 têtes, reste cependant supérieur de 3% au très faible niveau de 2007.
Les carcasses semblent s’alléger après avoir atteint des poids record.
La consommation de veau, qui se portait plutôt bien, s’est dégradé en novembre en parallèle les prix de détail sont en hausse (+2% par rapport à 2007).
Avec moins d’offre, moins de demande et des importations de viande néerlandaise très contenues, les cours des veaux de boucherie français sont restés stables en novembre. En Allemagne, Italie et Pays-Bas, les cours ont connu une augmentation suivant le modèle français.

VEAUX DE 8 JOURS, timide hausse saisonnière.

Baisse des disponibilités et conjoncture correcte en veau de boucherie ne suffisent pas à redresser nettement les cours des petits veaux français.
Les échanges européens de petits veaux pâtissent toujours des restrictions liées à la FCO et d’une demande européenne timide pour l’engraissement. Les exportations françaises de veaux de moins de 160 kg en cumul sur 10 mois affichent un recul de -60% par rapport à 2007. Les importations françaises sont également en recul mais dans une moindre mesure : -43%.
Les cours des veaux laitiers ont poursuivit une légère hausse en décembre. Ils restent toutefois à des niveaux extrêmement bas.
Les cours sont à la hausse aux Pays-Bas, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne et en Italie. Les prix ont regagné 11 à 25% depuis la fin novembre.

LE CHIFFRE DU MOIS.

+18 % c’est la hausse des exportations françaises de viande bovine fraîche vers l’Italie en cumul sur les 10 premiers mois de l’année. Ce bond traduit une certaine relocalisation de la production de jeunes bovins en France, en lien notamment aux restrictions sur les exportations de broutards mises en place avec la FCO depuis fin 2006. Le marché italien qui manque de viande nationale permet d’absorber le surplus de jeunes bovins et de tirer leurs prix à la hausse.