| GROS
BOVINS, une année
tout en contraste |
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Beaucoup de jeunes bovins au premier semestre,
beaucoup de vaches au second, mais au final, une production proche de
celle de l’année précédente du fait de l’allègement
du poids des carcasses.
La consommation victime de la baisse de pouvoir d’achat.
Après avoir progressé de 1,5 % en 2007, dopée par
la hausse des disponibilités, la consommation française
de viande bovine estimée par bilan s’est repliée
de 2% en 2008 à 1,638 million de téc, soit -33000 téc.
A la légère baisse de la production intérieure
(-10000téc) et des disponibilités sur le marché
européen, s’est ajoutée la baisse du pouvoir d’achat
couplée à la hausse des prix au détail.
Le marché italien a tiré les exportations.
Les exportations françaises en hausse de 2% en 2008 ont totalisé
299000téc (75% en viandes fraîches). Vers l’Italie,
les expéditions fraîches ont progressé de 17% pour
égaler le record de 1998, soit 87000téc. Achetant 39 %
des volumes exportés, l’Italie est passée de nouveau
devant la Grèce au rang de 1ère destination pour les viandes
bovines fraîches françaises. Vers l’Allemagne, troisième
débouché pour les opérateurs français, les
ventes de viandes fraîches ont chuté de 8% pour tomber
à 35000téc en 2008.
| JEUNES
BOVINS, encore plus nombreux, mais plus légers. |
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L’année
2008 a été marquée en France par une production
de jeunes bovins toujours élevée, surtout au premier semestre,
résultant de la forte réduction des exportations de broutards
sur la campagne 2007-2008. Leurs prix se sont toutefois bien maintenus
grâce à la baisse de la production italienne et à
la baisse drastique des importations de viandes brésiliennes
sur le marché européen.
D’après nos estimations, le nombre de jeunes bovins produits
a progressé de 4% en 2008 à 1,198 million de têtes,
après une hausse de 13% en 2007. Néanmoins, la forte baisse
du poids de carcasse (-3%), a limité la hausse des tonnages produits
à 1%, à 464000téc.
Les carcasses se sont considérablement allégées,
passant d’une moyenne de 400,5kg à 387,5kg en 2008. Les
restrictions sur les mouvements d’animaux liées à
la FCO ont quelque peu désorganisé la production, certains
éleveurs naisseurs se trouvant parfois contraints de finir eux-mêmes
leurs broutards avec les moyens du bord.
Sur les 464000 tonnes équivalent carcasse de jeunes bovins finis
en France en 2008, nous estimons les débouchés suivants:
4% pour les exportations sur pied (dont 82% vers l’Italie), 45%
pour les exportations de viande et 51% pour la consommation en France
| FEMELLES,
après la pénurie, le trop plein. |
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Parallèlement,
après un premier semestre de quasi-pénurie en viande de
vaches, le retournement de la conjoncture laitière en milieu d’année
a conduit, sur le second semestre, à un afflux de vaches laitières
de réforme. Les prix des vaches, très hauts en début
d’année, se sont effondrés à partir de la mi-août
avec le début des abattages massifs.
La production de femelles a totalisé 767000 éc en 2008,
soit 0,5 % de moins qu’en 2007, où elle avait déjà
enregistré un recul de 3%. C’est le recul des poids de carcasse
(-1%) qui a tiré la production à la baisse puisque le nombre
de femelles produites a légèrement progressé (+0.5%)
De 354kg n moyenne en 2007, le poids moyen des carcasses de femelles abattues
est tombé à 351kg, un niveau proche de celui 2006.
Les abattages de femelles ont reculé de 6% en têtes sur la
première moitié de l’année 2007.
| MAIGRES, sous
la pression de la FCO |
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Les échanges
de broutards de la dernière campagne ont été marqués
par les restrictions liées à la fièvre catarrhale
et par la crise de rentabilité de l’engraissement.
Depuis l’automne 2007, les échanges de gros bovins maigres
ont été très chaotiques au gré de la progression
de l’épizootie de fièvre catarrhale, des ouvertures/fermetures
de frontières négociées avec les pays partenaires
puis des livraisons de vaccins. Les exportations ont également
souffert du manque de rentabilité de l’engraissement dans
les principaux pays importateurs suite à la flambée des
prix des céréales de l’été 2007 jusqu’au
printemps 2008.
Sur les 4 premiers mois de la campagne, les exportations françaises
vers l’Italie ont progressé de 13% (+38000têtes) par
rapport au faible niveau de 2007. Les exportations globales de maigres
n’ont toutefois progressé que de 9% en raison de la forte
baisse des échanges avec l’Espagne (-25%).
| VEAUX DE BOUCHERIE,
activité ralentie par la consommation en berne |
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Seuls
les Pays Bas renforcent leurs abattages. Ils deviennent le premier producteur
européen devant la France.
Compte tenu de la crise de rentabilité de l’engraissement
fin 2007, les sorties de veaux ont été particulièrement
réduites au premier semestre 2008. Les abattages de veaux de boucherie,
estimés à un peu plus de 1,57 million de têtes sur
l’année, affichent un recul de -2%, soit 33000 têtes
par rapport à l’an passé.
Le recul annuel de production n’est toutefois que de 1 % en volume
car les poids de carcasse ont progressé de 1,5kg sur l’année,
s’établissent à 135kg.
Malgré la nette amélioration de la rentabilité des
ateliers début 2008, la reprise des mises en place a été
freinée par le repli de la consommation.
| VEAUX DE 8
JOURS, les disponibilités
accrues pèsent sur le marché. |
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La demande
timide pour l’engraissement de veaux de boucherie et la hausse des
disponibilités, renforcée par les restrictions des échanges
en lien avec la fièvre catarrhale, ont eu raison des cours.
Déjà faible en 2007, les cours des petits veaux laitiers
français ont encore nettement reculé en 2008. La cotation
du veau mâle laitier de 45-50kg est ainsi passé de 100€
à partir du mois d’août et est descendu jusqu’à
64€ de moyenne en novembre. La moyenne annuelle de la cotation du
mâle laitier de 45-50kg s’établit à 104€
soit 25% de moins qu’en 2007 et presque -50% de moins que 2006.
La France a été importatrice nette de 37000 veaux en 2008
alors qu’elle était traditionnellement exportatrice.
84
000 têtes.
C’est d’après la BDNI, l’augmentation
annuelle estimée du nombre de femelles de plus de 36 mois en France
au 1er décembre 2008.
En plus d’être la plus forte hausse depuis 2001, cette augmentation
est le reflet de l’agrandissement à la fois du cheptel de
vaches laitières (en hausse pour la première fois depuis
2001) et de celui de vaches nourrices.
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