JEUNES BOVINS, baisse des cours généralisée en Europe.

Déjà en nette baisse, les cours risquent d’être encore d’avantage sous pression avec la hausse attendue de l’offre en France et en Italie.
Les abattages devraient repartir à la hausse
En mars les abattages ont concerné 79700 jeunes bovins de plus de 12 mois. Ils sont ainsi en hausse par rapport à février mais restent 5% sous le niveau particulièrement élevé de 2008. Les volumes abattus seraient en recul de 7%.
Les abattages ne devraient toutefois pas rester longtemps en retrait car les disponibilités dans les élevages sont importantes. La BDNI fait état au 1er mars d’un stock de mâles de 18 à 24 mois supérieur de 30000 têtes/2008.Ce stock supplémentaire devrait se ressentir dans les abattages du 2ième trimestre ne laissant pas augurer d’un redressement des cours dans les mois à venir.
Les exportations ne permettent plus de soutenir le marché
Les exportations en vifs de jeunes bovins finis ont continué des progresser en février (+17%). Elles ont notamment été tirées par la demande des pays tiers, Liban et Algérie. Le dynamisme des exportations de viande semble en revanche un peu se tasser. Les viandes congelées ont recule de 12%. En viande fraîche, si la demande italienne continue de progresser (+17%), la Grèce (-9%) et l’Allemagne (-17%) ont nettement réduits leurs achats.
La baisse des cours se confirme en Italie et en Allemagne
En Italie, sur les deux premiers mois de l’année, les abattages de taurillons et génisses étaient en légère baisse (-2%). Les volumes abattus affichent un recul encore plus marqué (-3%) en raison de l’allègement des carcasses de taurillons. Les cours des JB italiens sont nettement orientés à la baisse avec en avril des JB charolais et croisés 4% en dessous des cours de 2008. La baisse saisonnière intervient particulièrement tôt et de façon marquée.
En Allemagne la tendance à la baisse s’est accentuée en fin de mois.
En Poitou-Charentes, sur le marché de Parthenay, les cours des jeunes bovins se dégradent depuis le début de l’année. Ils ont perdus 35 centimes par kilo depuis janvier soit une baisse de 10%.

FEMELLES, l’afflux des vaches laitières se tarit en Europe.

Les cours des vaches laitières se reprennent avec la fin des réformes massives. Mais en France c’est au tour des vaches allaitantes d’attendre la réforme.
Des vaches allaitantes à réformer
Les abattages de vaches ont encore été nombreux en mars, dopés par la fin de la campagne laitière. Le poids moyen en retrait de 1% témoigne d’une plus forte proportion de vaches laitières. Si l’afflux de vaches laitières semble bien terminé, ce sont à présent les vaches allaitantes qui attendent la réforme. Pour le troupeau allaitant c’est un surplus de près de 58000 femelles de plus de 30 mois qui est enregistré d’une année sur l’autre. Les femelles de race à viande devraient donc être nombreuses sur le marché dans les prochains mois.
La baisse des importations se confirme
Les bonnes disponibilités en viande de vache et la demande peu dynamique ont conduit à une chute de 11% des importations françaises de viande bovine sur les deux premiers mois de l’année. Les achats de l’Allemagne ont diminué de 16% et ceux d’Irlande de 7%.
Des prix allemands déprimés face à des prix soutenus outre-manche
Depuis 2009, les prix des vaches allemandes ont du mal à se tenir et restent bien en dessous de ceux des autres grands producteurs européens.
Ainsi, la cotation de la vache O allemande, se situait en fin de mois 9% sous son bon niveau de 2008. A 2,38 €/kg elle était largement dépassée par les cours irlandais et britanniques, supérieurs respectivement de 12 et 23 centimes.
Au Royaume-Uni et en Irlande, le manque de disponibilités ainsi que le faible cours de la livre sterling continue de maintenir les prix à des biveaux très élevés malgré le fléchissement de la demande.

MAIGRES, période difficile pour les femelles.

Malgré une demande italienne faible, les cours des broutards mâles se maintiennent grâce à une offre limitée.
Les chiffres des exportations de broutards de février confirment le ralentissement des expéditions avec 4% de moins qu’en 2008. Les exportations cumulées depuis janvier sont les plus faibles depuis 2001.
Face à une demande globalement faible, l’offre de broutards est limitée pour deux raisons : le creux saisonnier des naissances en été 2008, mais également les ventes massives fin 2008- début 2009 vers l’Italie.
Le cours des broutards mâles reste orientés à la hausse. En revanche, les fortes disponibilités en femelles pèsent sur les cours.
La baisse des naissances est inquiétante en terme de volume
Par rapport à 2008, sur le 1er trimestre les naissances ont diminué de 280 000 têtes, soit un repli de 18%. La crainte qu’il ne s’agisse pas que d’un report des vêlages mais bien d’une réduction des naissances est de plus en plus probable. Cette baisse pourrait conduire à la hausse des prix dans les mois à venir. Même si cette hausse peut être souhaitable pour les éleveurs, un niveau suffisant de disponibilités est tout aussi indispensable à leur revenu qu’au maintien de l’activité italienne d’engraissement.

VEAUX DE BOUCHERIE

Une offre adaptée à la demande maintient des cours extrêmement stables.
Les abattages de veaux de moins de 8 mois ont été en hausse de 6% en mars avec des volumes en progression de 7%.
La consommation de viande veau sur le 1er trimestre 2009 est comparable à celle de 2008 sur la même période. Le prix du veau rosé clair O élevé en atelier n’a pas évolué lors de ce 1er trimestre. Cette stagnation laisse supposer que les disponibilités sont cohérentes avec la demande. En avril le cours a cependant légèrement diminué en perdant 6 centimes (5,04€/kg).

VEAUX DE 8 JOURS, une progression continue des cours.

Progression des cours malgré des disponibilités et une demande comparable à l’année dernière.
Les naissances du troupeau laitier ont rejoint sur le 1er trimestre les niveaux des années précédentes. Sur les deux premiers mois les importations de veaux ont été faibles comparées à 2008, en diminution de 25%. Les exportations affichent également une forte baisse avec -50%.
La cotation du veau mâle laitier de 45-50 kg continue de progresser à 141€/têtes (+6% / 2008 mais -15% / 2007). La cotation du veau laitier femelle de 45-50 kg est également en forte progression.
En Poitou-Charentes ont constate également un raffermissement du prix des veaux. Avec une offre plus réduite sur le marché de Lezay les cours se sont orientés à la hausse aussi bien pour les veaux d’élevage que pour les veaux d’engraissements.