| JEUNES
BOVINS, une morosité généralisée
en Europe. |
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Malgré des disponibilités
contenues, les cours des jeunes bovins européens sont orientés
à la baisse
En France, les cours des jeunes bovins ont continué à
reculer en mai, de façon plus marquée pour les races laitières
que pour les races allaitantes.
Des disponibilités en recul…
Les abattages affichent un net recul, respectivement – 14 % et
– 5 % par rapport aux niveaux élevés de 2008 et
2007. En cumul sur 4 mois, le recul est de 7 % en effectif et de 9 %
en volumes.
Les disponibilités pourraient s’avérer réduites
dans les mois à venir. Les animaux les plus âgés
devraient se retrouver dans les abattages des mois de mai et juin, et
leur surnombre pourrait être compensé par un recul des
abattages de sujets plus jeunes.
… mais des exportations qui restent dynamiques
Après un tassement en février, les exportations de viande
ont repris leur tendance haussière en mars. Les expéditions
de viande fraîche, qui représentent 90 % de l’ensemble,
ont progressé de 10 %.
Les exportations en vif de jeunes bovins finis restent très dynamiques,
multipliées par 4 par rapport à 2008.
Chez nos voisins
Les marchés en Italie et en Allemagne sont moroses. En Italie,
les disponibilités en hausse et les importations constantes,
participent à la pression sur les prix.
En Allemagne, alors que la baisse s’était ralentie début
avril, les cours des jeunes bovins ont de nouveau chuté fortement
début mai.
| FEMELLES,
stabilisation des cours ? |
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La
remontée du cours des vaches a marqué le pas en mai. La
poursuite probable d’un niveau élevé de réformes,
allaitantes en France et laitières en Allemagne, pourrait maintenir
la pression sur les cours.
La progression des
cours des vaches françaises observée depuis début
avril a connu un coup d’arrêt fin mai.
Les abattages de femelles se sont un peu tassés en avril reflétant
le ralentissement des réformes laitières. L’augmentation
des poids carcasses (+2kg) par rapport au mois précédent
confirme la moindre proportion de vaches laitières. En cumul
sur 4 mois, les abattages affichent une augmentation de 6% en volume
à 264000téc. Selon la BDNI au 1er avril, le cheptel laitier
a déjà connu un net réajustement. Les réformes
devraient donc se ralentir.
Consommation stable sur le premier trimestre
Les importations de viande bovine ont été relativement
élevées en mars (+5,4%), notamment celles de viande congelée
à 7800téc (+24%). Sur le premier trimestre, elles restent
toutefois en recul de 4% et même 8%pour la viande fraîche.
Les achats des ménages auraient eux progressé d’un
petit 1 % sur les 16 premières semaines de l’année
profitant de prix de détail en légère baisse.
Les cours allemands et outre manche
Le prix des vaches allemandes reste à la traîne. La cotation
de la vache O se situait fin mai à plus de 24 centimes sous le
cours français. A 2,38€/kg, elle est inférieure de
14% à son niveau élevé de 2008.
Au Royaume Uni, les cours ont légèrement fléchi,
en mai mais restent à des niveaux très élevés,
soutenus par le manque de disponibilité et le faible cours de
la livre sterling.
En Irlande, les prix des gros bovins se maintiennent depuis avril à
un niveau intermédiaire entre ceux de 2007 et ceux de 2008.
| MAIGRES,
un marché au ralenti |
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La demande italienne
reste faible, l’offre également et les cours se maintiennent
à un bon niveau.
En mars, les chiffres des exportations de broutards confirment le ralentissement
des expéditions : seulement 77900têtes, soit 23% de moins
qu’en 2007, 23% à celui de 2007
La demande des engraisseurs italiens a encore été morose
en avril et en mai.
Les cours du maigre reprennent leur tendance haussière, après
un fléchissement au début du mois de mai.
Des femelles toujours nombreuses et difficiles à écouler
Le nombre de femelles sur le marché est toujours aussi important.
Un stock de femelles de 14 à 20 mois supérieur de près
de 61000têtes (+9%) à 2008.
Une baisse des naissances qui semble se confirmer
Après un pic émoussé en mars, les naissances d’avril
étaient en baisse, phénomène habituel pour la saison.
Sur ce dernier mois, les chiffres sont proches de ceux de 2008 (-2% à
393000têtes), mais très inférieurs à ceux de
2007 (-12%). En sachant que les 4 premiers mois de l’année
civile ont regroupé environ 50% des vêlage en 2006, 2007
et 2008, la perte de veaux pourrait être estimée à
7,5% en 2009.
| VEAUX DE BOUCHERIE,
une relative stabilité qui dure |
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Une offre toujours
à peu près adaptée à une demande en baisse
au mois d’avril permet de maintenir un équilibre précaire.
Après une hausse au mois de mars, les abattages de veaux de
boucherie de moins de 8 mois sont en baisse. Les volumes abattus ont régressé
de 5,1% comparés à avril 2008, en raison des poids carcasse
en légère hausse (+0,4%).
Si la consommation de viande de veau, d’après le panel TNS,
a baissé de 8,7% en volume sur la période de la mi-mars
à la mi-avril comparé à 2008, elle ne recule que
de 2,5% sur les quatre premiers mois de 2009. Les cours, en hausse de
8% par rapport à l’an dernier, se situent 7 % en dessous
de ceux de 2007.
Aux Pays Bas, des abattages repartent à la hausse après
un tassement en avril. Les exportations ont également connu une
progression au cours des deux premières semaines de mai, après
une baisse le mois précédent. Les prix légèrement
supérieurs à ceux de 2008 (+1%, soit 5cts), restent cependant
très inférieurs à ceux de 2007 à la même
période (-11%). Cette remontée des cours a également
été observée en Belgique où le prix moyen
pondéré a repris 12 centimes en 3 semaines.
En Italie, par contre, le prix du veau de boucherie pie-noir sur le marché
de Modène, directement concurrencé par les importations
de veau néerlandais, a continué sa descente en perdant encore
15 centimes par rapport à fin avril.
| VEAUX DE 8
JOURS, des cours
qui ne cessent de monter |
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Une
baisse des vêlages permet aux cours de continuer leur progression.
Les naissances du troupeau laitier ont été en baisse
de 6,6% en avril par rapport à 2008. Mais elles se maintiennent
depuis le début de l’année. A contrario, les naissances
issues de croisement ont été en forte baisse aussi bien
en avril (-27% comparé à avril 2008), que sur le début
de l’année (-60000 naissances). Au total, ces chiffres font
apparaître un manque de 36000 veaux sur les 4 premiers mois de 2009.
En Europe, les cours sont orientés à la hausse.
45
000 tonnes de bœuf à droit nul pour acheter une paix de 18
mois dans l’affaire des hormones : c’est l’accord récent
entre UE et les USA.
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