JEUNES BOVINS, un début de reprise des cours.

Le marché français des jeunes bovins semblent plus dynamique : les cours se stabilisent et les abattages augmentent.
Après une chute des cours depuis le début de l’année, la tendance commence à s’inverser. Les prix restent néanmoins au-dessous du niveau de 2008 de 2% pour le JB R et de 6% pour les taurillons O.

Des disponibilités d’abattage à court terme
Les abattages connaissent depuis mai une augmentation saisonnière, restant cependant toujours en retard par rapport aux données 2008 et 2007 (-14% et -13% respectivement). En parallèle les poids de carcasse continue à augmenter.
Les volumes d’abattages devraient à court terme continuer d’augmenter puisqu’au 1er juin 2009 la BDNI annonce des disponibilités des animaux mâles de 14 à 24 mois supérieures de 23000 têtes par rapport à 2008. Toutefois une diminution de ces volumes est probable pour la fin de l’été puisque les animaux mâles de 12 à 14 mois sont quant à eux en perte d’effectifs..
Chez nos voisins
En Italie les cotations suivent celle de la France avec une légère reprise. En Allemagne, le prix des jeunes bovins tend aussi à se stabiliser après quinze semaines de baisse consécutive.
Les abattages italiens fléchissent depuis avril. Cette baisse est imputable aux jeunes bovins dont les abattages sont inférieurs de 47000 têtes à ceux de mars. Après une hausse importante en mars, le nombre de taurillons allemands abattus est à nouveau à la baisse.

FEMELLES, timide hausse des cours en laitières

Les disponibilités en femelles sont faibles chez les principaux producteurs européens, à l’exception de la France, mais la demande morose freine la hausse des cours.
Inversion de tendance pour les prix des vaches françaises : les cours des laitières se ressaisissent alors que ceux des allaitantes marquent le pas.

Montée en puissance des réformes allaitantes
Les réformes allaitantes ont prix le relais des réformes laitières et après le ralentissement constaté en avril, les abattages de femelles ont affiché une nette hausse en mai (+5% par rapport à mai 2008). A 360 kg, le poids moyen des carcasses de vache est en augmentation (+2,6 kg/ à avril) traduisant la part importante de vaches allaitantes. L’offre de ces vaches reste élevée dans les mois à venir car le stock dans les élevages est important.
Le cheptel laitier a été nettement réajusté avec au 1er mai les femelles de plus de 24 mois étaient 87000 de moins qu’en 2008.
Les importations de viandes reculent
Au des disponibilités importantes en début d’année, les importations de viandes sont faibles. Elles affichent un recul de 5% sur les 5 premiers mois de l’année. La progression des viandes congelées (+12%) ne compensent pas le fort recul des viandes fraîches (-18%) et transformées (-9%).
La consommation reste relativement stable aux faibles niveaux de 2008. Une progression est constatée sur les achats de hachés frais (+1,2%), de surgelés (+1,5%) et des autres produits élaborés au détriment des pièces traditionnelles dont le prix moyen a légèrement reculé.

En Allemagne et Outre Manche
Après des abattages en hausse en mars les disponibilités allemandes sont de nouveau en baisse. Les abattages au Royaume-Uni restent à la traîne en cumul sur 5 mois avec -2%. De même en Irlande, les abattoirs agréés pour l’exportation affichent une baisse de 7% sur le premier semestre.
Le prix des vaches allemandes est orienté à la hausse depuis la mi-mai restant 14% sous le niveau élevé de 2008.
Au Royaume Uni les cours des gros bovins restent stables à des niveaux élevés et en Irlande les prix déjà élevés sont orientés à la hausse en juin.

MAIGRES, des cours relativement stables

Des femelles moins nombreuses et des mâles toujours en nombre réduit permettent aux cours de se maintenir.

Des femelles moins nombreuses sur le marché et une offre de mâles toujours limitée
Le nombre de femelles sur le territoire diminue même s’il reste toujours important. Les exportations de femelles comparé aux données 2007, 2008 n’étant pas représentatif puisque la frontière italienne était fermée, ont très fortement progressé avec +26 %. Une partie des stocks a été exporté vers l’Italie ou l’Espagne et nombre d’entre elles devraient être gardées pour le renouvellement. Les cours ont de ce fait ralentit leur baisse ces dernières semaines.
Les acheteurs de broutard, peu nombreux, se trouvent face à une offre encore limitée en raison du creux saisonnier, accentué par l’arrivée en nombre réduit des premiers broutards d’automne.
Une baisse des naissances confirmée
Même si l’on constate un rattrapage des naissances en mai, le nombre de veaux manquant sur l’année risque néanmoins d’être significatif avec 270 000 veaux sur les 5 premiers mois de l’année sot -12% par rapport à 2008.

VEAUX DE BOUCHERIE, réduction des cours

Les abattages de veaux de boucherie de moins de 8 mois sont repartis à la hausse. Les volumes sont en légère baisse en lien à la diminution des poids de carcasse (-1,2%).
La consommation suit la baisse déjà engagée. Malgré une demande en baisse, le cours du veau de boucherie reste stable.
Au Pays-Bas, les abattages montrent un certain ralentissement après des chiffres élevés en mai. Les cours sur le marché européens sont assez stables avec une légère augmentation en Belgique et une stabilisation au Pays-Bas et en Italie.

VEAUX DE 8 JOURS, un net ralentissement de la hausse

La baisse des naissances du troupeau laitier et des croisés se confirme. Depuis janvier les importations comme les exportations de petits veaux se réduisent par rapport à 2008, et la différence entre les importations (-8400 têtes) et les exportations (-12600 têtes) ne laisse qu’un faible solde positif.
La faible demande des intégrateurs pèse sur les prix, avec un ralentissement de la hausse des cours restant toutefois bien supérieurs aux cours de 2008 (+12%) et 2007 (+19%).
En Europe, les cours ne sont plus orientés à la hausse depuis juin.