| JEUNES
BOVINS, ni volumes, ni prix. |
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Les abattages de
taurillons sont réduits chez les principaux producteurs européens
et pourtant les prix peinent à se maintenir, pâtissant
d’un contexte général difficile pour la viande bovine.
Des disponibilités contenues
Les cours des jeunes bovins ont amorcé une légère
hausse en juillet, mais elle est restée bien timide. Les cotations
se sont stabilisées depuis la mi-août et l’écart
tend à se creuser avec les niveaux de prix de 2008. Les cotations
des taurillons U et R terminent le mois respectivement à 3,35€/kg
et 3,07€/kg de carcasse, soit 2 et 4% sous leur niveau de l’an
passé. La cotation de taurillon O qui souffre davantage de la
mauvaise conjoncture en vaches laitières s’établissait
fin août à 7% sous son niveau de 2008 avec 2,64€/kg
de carcass.
Tassement des exportations viandes
Sur l’ensemble du premier semestre, les exportations de viandes
se sont plutôt bien portées. Les envois de viandes fraîches
totalisent 110000 téc. Les exportations ont toutefois engagé
un recul début juin. Les exportations en vif restent au contraire
très dynamiques, tirées par les achats allemands, belges
et des pays tiers.
Situation des cours en Italie et en Allemagne
Chez nos voisins italiens et allemands, la hausse saisonnière
de juillet a été constatée mais pour une courte
durée. Malgré des disponibilités contenues et des
importations stables voir en recul, la demande n’est pas assez
dynamique. Les cotations ont donc fléchis en août.
| FEMELLES,
cours stabilisés à un niveau faible |
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Les
abattages de femelles importants, conjugués à l’augmentation
de la part des viandes hachées et surgelées dans les achats
des ménages, maintiennent une pression sur les cours des vaches
R qui stagnent à un faible niveau.
Des abattages
nombreux et un rebond de la consommation
Une chute des abattages de femelles a été constaté
comme les années précédentes soit 173000 ont été
abattus en juin et 170000 en juillet. Malgré cette diminution,
l’activité s’est révélée plus
dynamique que 2008 (+8% en juin et +3% en juillet). Le poids de carcasse
moyen des vaches abattues ont globalement diminué de 4kg, traduisant
la part des femelles d’origine laitière reste élevée
par rapport aux allaitantes.
En parallèle de cette baisse saisonnière des abattages,
on constate une hausse de la consommation de bœuf cet été
avec un juillet +2,6% supérieurs à leur niveau 2008. Les
achats de viandes hachées fraîches et congelées
augmentent dans une proportion importante au détriment des morceaux
traditionnels.
Chez nos voisins
En Allemagne, après une forte disponibilité de femelles
au printemps, les abattages de femelles sont repartis à la hausse
en juin. Avec une baisse des cours de la vache O, la tendance est inversée
pour les femelles mieux conformées.
Au Royaume-Uni, le prix des bovins est nettement à la hausse.
Malgré une dynamique haussière, le prix des animaux britanniques
pâtissent de la faiblesse de la livre.
Contrairement à l’Allemagne et au Royaume-Uni, le prix
des bovins a chuté courant l’été en Italie.
Les prix sont en moyenne 15% en dessous des prix de 2008.
| MAIGRES,
un été en demi-teinte |
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Des demandes italiennes
et française soutenues ont permis aux cours des mâles de
se maintenir à des niveaux élevés tandis que les
cours des femelles restent bas.
Avec près de 68000 têtes expédiées au mois
de juin, les exportations de broutards français sont supérieurs
de 20% à celles de 2008.
Des cours toujours déprimés pour les femelles contre
des cours soutenus pour les mâles
Les envois de génisses de plus de 300kg ont encore été
significatifs (+58%/2008), le stock de femelles sur le marché en
fin de 1er semestre étant toujours conséquent. Les cours
de femelles restantes ont atteint des niveaux bas durant l’été.
L’offre devant s’étoffer dans les semaines à
venir, les cours des femelles ne devraient pas connaître d’embellie
A l’opposé les cours des mâles se sont bien tenus cet
été. Pour explications, les ateliers italiens qui se sont
vidés, les broutards entrés à l’automne étant
sortis créant ainsi une demande pour le maigre français.
Les mises en place dans les ateliers français ont également
contribué à maintenir les coûts. L’embellie
c’est toutefois tassé fin août.
Une baisse des naissances confirmée
Même si l’on constate un rattrapage des naissances en mai,
le nombre de veaux manquant sur l’année risque néanmoins
d’être significatif avec 270000 veaux sur les 5 premiers mois
de l’année sot -12% par rapport à 2008.
| VEAUX DE BOUCHERIE,
des cours en hausse |
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En juillet, les
données montrent une forte diminution des abattages (-10%/2008)
ramenés à 102252 têtes avec des poids de carcasses
inférieurs de 1.2% aux données de 2008.Cette baisse des
disponibilités s’explique par les mises en place faibles
ne début d’année par anticipation du recul de consommation
de viande de veau en début d’été. La consommation
a en effet diminuée de -16 % en comparaison au mois précédents
et de -5.5% par rapport à 2008. Une légère hausse
a té observée en fin d’été (+1.7%/2008).
Après 10 mois de stabilité, les cours de veau rosé
sont à la hausse.
La hausse des cours des veaux de boucherie semble générale
dans les autres pays européens.
| VEAUX DE 8
JOURS, début
de baisse saisonnière marquée |
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L’offre
abondante et la demande maîtrisée entraînent la baisse
saisonnière des cours. L’afflux des petits veaux laitiers
avec le démarrage de la période des vêlages est plus
important que l’année dernière avec +10000 naissances
sur juin et juillet alors que le commerce était stable. Ainsi les
mises en place ont été limitées durant l’été,
et l’écart offre - demande a entraîné la chute
des cours.
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