| JEUNES
BOVINS, un début de reprise. |
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L’augmentation des cours
des jeunes bovins français amorcée au mois d’août
se confirme fin septembre. Les volumes d’abattages, toujours très
en deçà de l’année passée, rattrapent
un peu leur retard.
Peu de disponibilités à court terme
Avec presque 33000 jeunes bovins abattus, le mois d’août
affiche le volume mensuel le plus important de l’année
2009. Le déficit d’abattages d’une année sur
l’autre tend ainsi à se réduire, passant de -17%
en juillet à -7% en août.
Les disponibilités globales d’abattage restent contenues
pour les semaines à venir : au 1er août le BDNI affiche
en effet un déficit de 13 000 animaux mâles de 12 à
24 mois par rapport à l’année précédente.
La situation est différente selon les catégories d’âge.
Ce manque d’animaux est dû à un fort déficit
des animaux les plus jeunes surtout en races à viande. En revanche,
le nombre de mâles de 18 à 24 mois est en augmentation
(+ 24 000 têtes).
Des exportations dynamiques en vif
Les exportations de bovins vifs finis destinés à l’abattage
restent très dynamiques. Le cumul du nombre d’animaux exportés
depuis le début de l’année a augmenté de
56% par rapport à 2008 perturbés par la FCO. Les principales
destinations restent l’Italie, avec plus de la moitié des
volumes exportés, mais également le Liban et l’Algérie
dont les importations d’origine française ont repris depuis
le début de l’année.
Les exports de viande se portent également bien depuis le début
de l’année. Les envois de viandes fraîches totalisent
130 000 téc soit 1% de mieux que l’an passé. Les
exportations totales de viande bovine depuis janvier reculent légèrement
par rapport à 2008 (-3%) en raison principalement de la chute
des ventes de viandes congelées (-29%).
Des cours bas en Italie et en Allemagne
En Italie, les cotations des jeunes bovins ont atteint le point le plus
bas depuis le début de l’année. Les prix subissent
la pression de la demande qui reste contenue.
Les cours des jeunes bovins R et O restent à des niveaux inférieurs
à 7% par rapport à 2008. Des volumes réduits ont
permis aux cours des taurillons de bénéficier d’une
légère embellie au mois d’août.
| FEMELLES,
toujours sous le poids de nombreuses réformes. |
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Les cours des vaches
sont plombés partout en Europe, à des niveaux nettement
inférieurs à ceux de 2008. L’Hexagone n’échappe
pas à la règle mais malgré des disponibilités
en femelles particulièrement élevées, ce sont les
cours français qui résistent le mieux.
Encore beaucoup de femelles abattues
En août, les réformes de vaches laitières, encouragées
par l’entrée des génisses en production, se sont
ajoutées à des réformes allaitantes également
nombreuses. Les abattages du mois totalisent ainsi 144000 têtes
soit 6% de plus qu’en 2008. Suite aux faibles exportations de
broutardes en 2008 et à une demande en recul pour les génisses
de renouvellement, les génisses ont également été
envoyées en nombre dans les abattoirs (40500 têtes, +5%).
Le surplus de vaches allaitantes et de génisses dans les élevages
par rapport à 2008 reste important. L’inventaire de la
BDNI au 1er août comporte 47900 femelles de plus de 30 mois et
23400 femelles de 24 à 30 mois de plus que l’année
dernière. Les abattages de femelles allaitantes devraient donc
rester élevés dans les mois qui viennent.
Les disponibilités nationales limitent les importations
Devant le maintien d’une forte production de femelles sur le territoire
national, les importations françaises de viande restent limitées.
Les importations affichent un recul de 3% sur le mois et de 2% en cumul
depuis le début de l’année. Les importations de
viandes irlandaises et britanniques restent dynamiques (+3% et +52%)
alors qu’elles reculent en provenance d’Allemagne (-3%),
des Pays bas (-1%) et d’Italie (-14%).
Consommation en baisse
Les achats de viande de bœuf des ménages français
auraient reculé de 1,7% par rapport à l’année
dernière malgré des prix en baisse de 2%. L’évolution
de la consommation vers les viandes élaborées est particulièrement
nette puisque, si les achats de viandes hachées fraîches
et surgelées ont légèrement reculé (- 0,9%
et -0,2%), ceux de brochettes, saucisses, plateaux pour grillades ont
nettement progressé.
Des cours à la baisse chez nos voisins
Avec l’accroissement des disponibilités les prix des vaches
allemandes se sont nettement orientés à la baisse en août
et surtout en septembre, creusant l’écart avec les niveaux
de 2008.
Au Royaume-Uni, les cours des bovins sont repartis à la baisse,
très légère en livres sterling mais plus marquée
en euros avec le nouveau recul de la monnaie britannique.
Malgré le recul des disponibilités en Irlande, les cours
des gros bovins restent en deçà de ceux de l’an
passé. Ils ont perdu quelques centimes au début du mois
de septembre puis se sont stabilisés pour toutes les catégories.
| MAIGRES,
modeste baisse saisonnière. |
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Des mâles en
nombre limité permettent aux cours de se maintenir au-dessus de
ceux de 2008.
Une offre limitée de mâles lourds freine la baisse
des cours
Les cours des mâles Charolais ont entamé leur baisse saisonnière,
en lien avec l’arrivée sur le marché des animaux nés
au printemps. Mais cette année, ce phénomène est
atténué par le manque d’animaux, suite aux reports
de vêlages dus à la FCO.
Les animaux légers, traditionnellement destinés au marché
français, ont également vu leur cours baisser. La demande
semble légèrement en repli. L’offre permet donc aux
opérateurs de choisir les animaux bien conformés, dont les
cours se maintiennent, et de délaisser les animaux de moindre qualité,
dont les cours baissent.
Le rattrapage des naissances se poursuit
Les naissances viables constatées en août attestent de la
poursuite du rattrapage : 14000 naissances de races allaitantes de plus
qu’en août 2008 ont en effet été enregistrées.
L’écart depuis le début de l’année se
réduit donc à 152000 veaux soit -6% par rapport aux huit
premiers mois de 2008.
| VEAUX DE BOUCHERIE,
des cours de nouveau stables |
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Des volumes
mesurés permettent une stabilisation des cours.
Comme en juillet, les abattages d’août ont été
en fort repli avec un peu plus de 111 000 têtes et des volumes en
baisse de 10%. Sur les 8 premiers mois de l’année, les abattages
sont en baisse de 3,5%, en volume et en poids.
En septembre, si les quinze premiers jours ont du voir la consommation
se stabiliser, les quinze derniers jours ont fait l’objet d’une
activité commerciale intense (promotions, publicités) afin
de soutenir une demande faible lors de fin de mois traditionnellement
difficiles. Il en résulte des cours stabilisés en septembre,
après une hausse au mois d’août.
Nos voisins européens ont vu leurs cours se stabiliser à
des niveaux supérieurs à ceux de l’année dernière.
Le cours du veau de boucherie néerlandais est reconduit à
4,40€/kg de carcasse, soit une hausse de 19% comparé à
2008. Le pris moyen de pondéré belge s’est stabilisé
à 6,25€/kg de carcasse (+7% par rapport à 2008) tandis
que le cours du veau italien a été porté à
2,38€/kg vif, soit 13 centimes de plus que le mois dernier et 6%
de plus qu’en 2008.
| VEAUX DE 8
JOURS, début
de baisse saisonnière marquée. |
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Une offre peu
abondante couplée à une demande maîtrisée freine
la baisse des cours.
En août, les naissances ont été en recul avec 17000
veaux de moins qu’en août 2008.Mais les mises en place sont
restées faibles ce qui a encore pesé sur le marché:
les cours des petits veaux ont donc poursuivi leur baisse saisonnière.
Les cours des petits veaux femelles Holstein se sont repris et ont progressé
en septembre pour retrouver et même dépasser les cours de
2008.
Le cours devraient rester à des niveaux comparables voire plus
élevés dans les semaines à venir car le pic des vêlages
a été atteint et une hausse des mises en place est attendue
pour préparer la consommation de mars, périodes plus favorable
à la consommation de viande de veau.
La tendance des cours des petits veaux chez nos voisins européens
est stable à haussière avec des niveaux toujours très
supérieurs à ceux de 2008.
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