| JEUNES
BOVINS, hausse saisonnière des cours. |
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Les cours français des taurillons
sont restés orientés à la hausse en octobre, portés
par un marché un peu plus fluide faute de volumes.
Les cours des jeunes bovins poursuivent leur hausse saisonnière
et l’écart avec les niveaux de 2008 se réduit.
Le recul des disponibilités devrait s’atténuer
Atteignant à peine 93.000 têtes en septembre, les abattages
français de mâles non castrés ont légèrement
reculé par rapport au mois précédent. Sur les 9
premiers mois de l’année, le recul des abattages par rapport
à l’année dernière atteint 82.000 têtes
(10%) et 33.400 téc (-10%).
Dans les élevages français, le stock de mâles de
plus de 12 mois, susceptibles d’être abattus d’ici
la fin de l’année, reste en repli par rapport à
l’année 2008. Au 1er septembre 2009, selon la BDNI, s’il
y avait encore 14.000 mâles de 18 à 24 mois supplémentaires
par rapport à la même date en 2008, on enregistrait en
revanche un déficit de 30.000 mâles de 12 à 18 mois.
Fléchissement des exportations
Les exportations totales de viandes semblent se tasser. Sur les 8 premiers
mois de l’année, les exportations de viandes fraîches
totalisent 147.800 téc, identique à 2008. A 17.700 téc,
les envois de viandes congelées sont en net repli (-27%). Ils
reculent aussi bien vers les pays européens (-23% vers l’UE-27)
que vers les pays tiers (-47%) notamment la Russie et le Maroc.
Le dynamisme des exportations de taurillons vivants fléchit également
un peu. En cumul, les expéditions atteignent 52.700 têtes
soit presque 17.000 têtes (46%) de plus qu’en 2008, les
deux tiers de ce surplus ayant été expédiés
hors de l’union européenne.
Les cours chez nos voisins
En baisse depuis août et passés sous leur niveau de 2007,
les cours des jeunes bovins italien ont toutefois connu un léger
sursaut fin octobre. La cotation des taurillons charolais et croisés
de 670-720 kg sur la bourse de Modène a gagné 2 centimes
et termine le mois à 2,13€/kg, à mi-chemin entre
la cotation de 2007 et celle de 2008.
Contrairement, les cours allemands fléchissent de nouveau, les
cours des jeunes bovins R3 et O3 allemands ont reperdu 5 centimes en
octobre et terminent le mois en deçà de leurs homologues
français. Le cours du taurillon R3 à 2,98€/kg de
carcasse est repassé sous son niveau de 2007, presque 11% sous
celui de 2008. Le taurillon O3, terminait le mois à 2,63€/kg
de carcasse, en recul de 11% également.
| FEMELLES,
les volumes pèsent sur les prix. |
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Les cours des femelles
restent bloqués à des niveaux faibles dus à des
volumes importants d’abattages. Cela n’empêche cependant
pas les importations de progresser, du fait de pris encore plus faibles
chez nos partenaires européens.
Les cotations de femelles au mois d’octobre ont connu peu d’évolution
: elles ont légèrement augmenté dans la deuxième
quinzaine avant de se replier à leur niveau initial en fin de
mois.
Des abattages encore en hausse
Le mois de septembre correspond au pic des vêlages laitiers qui
engendre une hausse des réformes de vaches laitières,
remplacées par des génisses entrant en production. Ainsi,
les abattages de septembre s’affichent à 149.000 têtes,
soit une augmentation de 5 000 têtes par rapport au mois d’août
(+3% / septembre 2008). Les abattages de génisses sont également
en hausse par rapport à 2008 : +3% en têtes et +5% en poids
à 13.900 téc. En cumul sur les 9 premiers mois, les abattages
de femelles sont en hausse de 7% sur 2008 et +4% sur 2007.
Les abattages de femelles devraient rester élevés dans
les mois à venir, notamment ceux d’origine allaitante.
Selon les chiffres de la BDNI, le cheptel de femelles allaitantes affiche
un surplus de 28.700 têtes pour les animaux de 24 à 30
mois et de 37.400 pour les femelles de plus de 30 mois.
Ces disponibilités nationales ne freinent pas les importations
En août, les importations de viandes sont restées stables
par rapport au mois précédent. En revanche, par rapport
à l’année passée, les volumes augmentent
de 10%. L’Allemagne, principal fournisseur de viande bovine avec
plus du quart des volumes, augmente ses exportations vers la France
de 26%. L’Italie suit la même progression alors que les
envois des Pays-Bas restent inchangés.
Les cotations des femelles en Allemagne ont encore terminé le
moi en repli. Il s’agit de la douzième semaine de baisse
consécutive. Ces faibles prix ont relancés les exportations
de viandes allemandes vers la France. Le nombre de vaches abattues (109
000 têtes) a reculé de 2% comparé à 2008
alors que le nombre de génisses continue d’augmenter (+3%
à 33.000 têtes).
Les évolutions de taux de change au Royaume-Uni permet aux éleveurs
britanniques d’avoir des pris conformes à ceux de 2008
et à la filière de bénéficier d’un
fort avantage de compétitivité à l’exportation.
En Irlande, même si les cours des bovins sont restés stables
en septembre par rapport au mois d’août, ceux-ci restent
très inférieurs aux niveaux rencontrés l’année
passée, et ce malgré le peu de disponibilités.
Le nombre de bovins abattus au mois de septembre est en fort recul par
rapport à 2008: -6% avec 203.000 têtes. En Irlande, les
abattages restent ralentis. Le nombre de bovins abattus en septembre
est inférieur de 5% en comparaison à 2008 avec 157.000
têtes. Le déficit atteint plus de 6% en cumul depuis le
début de l’année.
| MAIGRES,
stabilité des cours. |
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Les exportations
de broutards ont enregistré une forte baisse en août avec
seulement plus de 66.000 têtes expédiées, soit 14%
à celui de 2008, très perturbé par la FCO, reste
moins élevé que celui des années antérieures.
Des mâles peu nombreux permettent aux cours de progresser
légèrement
Le décalage de vêlages au printemps se concrétise
en ce milieu d’automne par des arrivées retardées
sur le marché des broutards. Avec en plus une météo
clémente, l’offre reste limitée. Cette offre limitée
a eu pour conséquence de stopper la baisse saisonnière des
cours des mâles en octobre alors que la demande italienne est atone
et les mises en place françaises modérées.
Les cours italiens du jeune bovin d’origine française restent
à des niveaux modérément attrayants. Ils sont concurrencés
par des viandes d’importation moins chères, qui trouvent
leur place en ces temps de crise économique. En revanches, les
exportations irlandaises vers l’Italie, se sont poursuivies à
un rythme soutenu.
Au final, malgré les comportements d’acheteurs, les cours
des broutards sont supérieurs à ceux de 2008 et la baisse
saisonnière tarde à se faire sentir notamment pour les plus
légers (moins de 400kg).
Les cours des broutards légers devraient se maintenir dans les
semaines à venir, compte tenu de leur faible nombre, tandis que
celui des lourds aura plutôt tendance à baisser.
Femelles : des cours toujours en baisse
Les cours des femelles ont dans l’ensemble légèrement
baissé au mois d’octobre, et restent à des niveaux
toujours très bas. Exemple en charolais, la feuille U de 270kg
est à -9% par rapport à 2008 et R de 270kg à -13%
par rapport à 2008.
La baisse s’applique également au Charolaises de 400kg, comme
aux Limousines, croisées et blondes d’Aquitaine.
| VEAUX DE BOUCHERIE,
une stabilité des prix qui dure |
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Le festival
du veau a permis de relancer ponctuellement la consommation.
Depuis le début de l’année, les abattages français
de veaux accusent une baisse de 3%, en têtes et de 4% en poids.
En septembre, le nombre de veaux abattus a reculé de 2%, en têtes
et de 4% en volume. L’intense activité commerciale (festival
du veau), qui n’a pris fin que mi-octobre, a permis de faire baisser
les prix à la consommation et de relancer les achats des ménages,
en hausse de près de 6% d’après le panel TNS. Ce décalage
entre l’offre inférieure et la consommation a semble-t-il
été comblé par des importations en provenance du
Pays-Bas.
Les cours des veaux élevés en atelier sont restés
stables en septembre et ont été reconduis à l’identique
en octobre. La cotation du veau rosé clair O n’a pas bougé
à 5,30€/kg de carcasse. Cette cotation est supérieure
de 4% à celle de 2008 mais reste très inférieure
à celle de 2007 (-18%).
Au Pays-Bas, le prix du veau de boucherie, à 4,40 €/kg est
supérieur de 11% à celui de 2008. Depuis le début
de l’année, las abattages de veaux de moins de 12 mois sont
en progression de 4%.
Les cours italien et belge sont restés stables : la cotation du
veau italien est toujours de 2,38€/kg de carcasse (+8% par rapport
à 2008).
| VEAUX DE 8
JOURS, remontée
des cours. |
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Une offre peu
abondante couplée à une demande maîtrisée freine
la baisse des cours.
En août, les naissances ont été en recul avec 17000
veaux de moins qu’en août 2008.Mais les mises en place sont
restées faibles ce qui a encore pesé sur le marché:
les cours des petits veaux ont donc poursuivi leur baisse saisonnière.
Les cours des petits veaux femelles Holstein se sont repris et ont progressé
en septembre pour retrouver et même dépasser les cours de
2008.
Le cours devraient rester à des niveaux comparables voire plus
élevés dans les semaines à venir car le pic des vêlages
a été atteint et une hausse des mises en place est attendue
pour préparer la consommation de mars, périodes plus favorable
à la consommation de viande de veau.
La tendance des cours des petits veaux chez nos voisins européens
est stable à haussière avec des niveaux toujours très
supérieurs à ceux de 2008.
139.000
têtes, c’est le recul du nombre de naissances de
veaux du troupeau allaitant de l’année, quand il atteignait
289.000 têtes : la moitié résultait d’un simple
retard des naissances. Ce creux démographique se traduit par des
disponibilités réduites de broutards sur les prochains mois.
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