| JEUNES
BOVINS : difficile
pour les races à viande. |
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Les difficultés
économiques en Europe du Sud conduisent à une réorientation
de la demande vers des produits meilleur. Les prix poursuivent leur
baisse en races à viande mais se stabilisent en races laitières.
En France, les cours des jeunes bovins
U et R poursuivent leur baisse saisonnière à de faibles
niveaux. Ils ont encore chuté de 9 centimes en un mois pour tomber
fin avril 3% sous leurs cours de l’an dernier, à 3,31€/kg
de carcasse pour le jeune bovin U et 3,04€/kg pour le jeune bovin
R.
La demande se tournant de plus en plus vers des animaux moins chers,
la cotation du jeune bovin O s’est stabilisée à
2,67 €/kg sur les trois dernières semaines d’avril.
Elle n’est plus que 1% sous son niveau de 2009. Elle reste 4%
sous son cours élevé de 2008, époque à laquelle
le marché manquait cruellement de vaches laitières et
recherchait le jeune bovin en substitution. Les abattages de taureaux
et taurillons sont restés dynamiques en mars. Ils ont totalisé
87.000 têtes, soit 1% de plus qu’en 2009, produisant 34.000
tonnes de carcasse (+3%). En cumul sur le premier trimestre, ce sont
249.000 taureaux et taurillons qui ont été abattus, soit
97.000 téc (+3%). Les poids moyens de carcasse, à 389kg,
ont enregistré une hausse de 2%, en raison notamment de la baisse
du coût de l’aliment.
Les abattages devraient commencer à ralentir. Le stock de mâles
de 12 à 18 mois présents au 1er mars en BDNI était
en recul de 63.000 têtes par rapport à 2009, recul imputable
notamment aux bovins de races à viande, et dû à
la chute des naissances dans le troupeau allaitant en début d’année
dernière. Les mâles laitiers étaient en revanche
plus nombreux, ce qui devrait permettre de satisfaire la demande des
industriels pour ce type d’animaux.
| FEMELLES,
les cours se reprennent |
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Baisse des réformes laitières
et descente en gamme de la consommation tirent les prix des femelles
laitières dans l’Hexagone. Mais le marché est moins
porteur pour les femelles de races allaitantes. Les cours se rétablissent
en Irlande malgré des abattages massifs.
Les cours des vaches
françaises sont restés orientés à la hausse
en avril. Cette hausse est toutefois nettement plus marquée pour
les moindres conformations, puisque d’une part, les vaches de
type laitier se font plus rares avec le démarrage de la nouvelle
campagne laitière, d’autre part, la demande s’oriente
vers les viandes meilleur marché.
Davantage de génisses abattues
Les abattages de femelles ont totalisé 197 100 têtes au
mois de mars soit 3% de plus qu’en 2009. Les réformes de
vaches ont été plus nombreuses (+2%), mais surtout, les
abattages de génisses ont nettement progressé, dépassant
de 6% leur niveau de l’an passé.
Au premier mars, le stock de femelles laitières de plus de 24
mois enregistré en BDNI était inférieur de 67.400
têtes au niveau de l’an passé suite au net rééquilibrage
du cheptel en 2009. Les génisses laitières (femelles de
20 à 24 mois) sont toutefois nombreuses (+29.500 têtes)
et devraient pousser quelques vaches à la réforme. Du
côté allaitant, la situation est inverse: on enregistre
un surplus de plus de 26.000 femelles de plus de 36 mois et près
de 63.000 femelles de 24 à 36 mois qui laissent présager
des réformes encore nombreuses dans les mois à venir.
La consommation descend en gamme
En février, les importations françaises de viande bovine
réfrigérées et congelées ont égalé
leur niveau de l’an dernier à 30.000 téc. Toutefois,
en cumul sur deux mois, elles affichent un recul de 4%. Les achats de
bœuf irlandais (9.300 téc) ont ainsi progressé de
21% et représentent 16% des importations de l’Hexagone
contre 13% en 2009. Les achats de viande en provenance du Royaume-Uni
(2.700 téc) ont bondi de 51% et représentent tout de même
5% des importations totales de viandes bovines réfrigérées
et congelées.
Coté cours
On constate des cours difficilement maintenus en Allemagne. En Irlande,
le déstockage massif n’empêche pas la hausse des
cours, tandis qu’au Royaume-Uni les prix restent élevés.
| MAIGRES,
des prix sous pression |
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La baisse
des cours des jeunes bovins en Italie pousse les importateurs à
se montrer fermes sur les prix du maigre.
Des exportations en baisse en février
Les exportations françaises de broutards ont reculé en
février, avec seulement 77.200 animaux sortis du territoire.
Ce fléchissement concerne les animaux de 160-300kg et les mâles
de plus de 300kg avec des baisses respectives de 5% et 3%. Seules les
femelles de plus de 300kg ont vu leurs envois progresser de 11%, surtout
vers l’Italie (+29%) alors qu’ils ont diminué vers
l’Espagne (-39%).
Des prix relatifs trop élevés pour les acheteurs
Les chiffres d’exportations françaises découlent
de l’offre limitée, conséquence du décalage
partiel des vêlages en 2009. Le stock de la BDNI affiche au 1er
mars un déficit de près de 84.000 mâles allaitants
de 10 à 16 mois.
Les semaines à venir devraient voir arriver une grande partie
des animaux nés en mai-juin-juillet. La BDNI affiche en effet
un surplus de 60 000 animaux mâles allaitant âgés
de 6 à 10 mois, ce qui permet d’espérer un retour
de l’offre mais fait craindre une baisse des cours.
Des naissances qui repartent à la hausse
Alors qu’en janvier et février, les naissances de veaux
allaitants étaient restées pratiquement aussi faibles
que celles connues en 2009, elles se sont reprises en mars : +37.000
veaux comparé à mars 2009, ce qui porte le surplus de
naissances à 64.000 depuis le début de l’année,
soit une hausse de 5%. Un chiffre tout de même 14% inférieur
à celui des trois premiers mois de 2008.